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5 AVRIL : ❝ Réouverture de London Rain ❞

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But darlin' you are the only exception × Saphire E. McAllister

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Jaden N. Sangster



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MessageSujet: But darlin' you are the only exception × Saphire E. McAllister Ven 7 Oct - 22:54


Saphire E. McAllister« Maybe I know, somewhere, deep in my soul, the love never lasts. »


    Toujours tenir ses promesses, c'est le plus important dans une relation d'amitié. Jaden avait promis à Saphire d'être toujours à ses côtés, et il comptait bien s'y tenir.

    « T'avais pas le droit de me laisser comme ça, de partir et de ne plus me donner de nouvelles (..) alors je viens moi, je serais à l'aéroport à 14 heures (..) je t'y attendrai jusqu'à 16 heures (..) j'aimerais que tu viennes Saph' (..) mais si tu viens pas, je respecterai ton choix (..) j'espère seulement t'y voir (..) Saphire (..) » Ces mots ne cessaient de tourbillonner dans la tête de Jaden. Ces bribes de phrases lui revenaient sans cesse, les mots essentiels de la lettre qu'il avait adressé à Saphire quelques jours auparavant. Voilà plus de six mois qu'elle était partie, comme ça, d'un coup, le laissant seul à Corelaine, alors que la seule chose qui lui faisait aimer cet endroit était la petite blonde. Et ces six mois durant, il avait complètement dérapé, devenant n'importe quoi, mais surtout plus rien. L'expression disant que lorsqu'un seul être nous manque, tout est dépeuplé n'était vraiment pas fausse. Il se désespérait, pensant qu'elle l'avait oublié, mais se battait, faisant tout son possible pour réussir à la rejoindre. Et cette moitié d'année lui avait suffit -bien que ce fut déjà trop- à se trouver un appartement, s'inscrire à l'école de Londres et y partir.

    Ainsi, il était là, dans l'avion, ayant emporté un maximum de ses affaires dans ses valises, prenant l'essentiel du moins, soit ses vêtements, sa basse, sa guitare, son amplificateur et d'autres, prêt à arriver à la capitale anglaise. Il ne cessait de cogiter, se demandant si elle viendrait ou non. Si elle serait là, pour lui, pour eux. Il l'espérait au plus profond de son coeur, mais avait tout de même la hantise qu'il attende pour rien et qu'elle ne soit pas là. Tant d'angoisses le fatiguèrent et il somnola durant le reste du voyage. Lorsque l'avion arriva à terre, il rouvrit brusquement les yeux, son coeur se mettant à s'affoler tout seul. Il descendit rapidement de l'avion, la tête lui tournant, sans doute dû au fait qu'il ait fumé trois pétards bien chargés dans une seule matinée, tant cette situation le stressait, et forcément accentué par le fait qu'il n'ait .. toujours pas mangé. Il alla vite fait emprunter un chariot de transport dans lequel il déposa ses trois valises, ses deux malles contenant ses instruments et son ampli. Il faut dire qu'il n'avait pas tellement fait dans le petit chargement .. Mais il déménageait en quelque sorte, et ne sachant pas combien de temps il resterait ici, il avait préféré prévoir pour longtemps.

    Aussitôt le tout installé, il sortit rapidement fumer une cigarette, voyant à l'horloge de l'entrée de l'aéroport qu'il n'était que 13h45. Son avion était arrivé en avance, et il se doutait bien que Saphire ne serait pas là avant l'heure qu'il lui avait dite, si toute fois elle venait. Le temps de fumer, dix minutes s'étaient écoulées, il décida d'en fumer une autre, qu'il finit vers les 14h. Regardant son portable, il ne vit aucun nouveau message ni alerte, alors il retourna à l'intérieur tranquillement, soufflant longuement pour bien calmer son rythme cardiaque et s'assit sur un des sièges très peu confortables du hall, attendant l'arrivée de la princesse charmante, sur son fidèle destrier pourquoi pas ?

    14h30, toujours aucun signe de la demoiselle tant attendue. La seule visite qu'il avait eu était celle de son estomac gargouillant auquel il n'avait répondu qu'un simple "chut !", le faisant rapidement taire. Il avait l'esprit trop préoccupé pour manger et ne voulait pas se déplacer pour acheter à manger de peur de rater la blonde. Assis sur le siège, la tête entre les mains, à semi anéanti et désespéré, il continuait d'attendre, encore et toujours.


Spoiler:
 


Dernière édition par Jaden N. Sangster le Mer 12 Oct - 9:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: But darlin' you are the only exception × Saphire E. McAllister Sam 8 Oct - 21:33


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je l'ai aimé jusqu'à atteindre la folie. ce que certains appellent la folie, mais ce qui pour moi, est la seule façon d'aimer.
Je me sentais mal. Très mal. J'avais la gorge nouée et je crois que j'étais sur le point de pleurer. Nous étions en plein milieu de l'après-midi. Et j'étais bouleversée. Mes doigts trouvèrent instinctivement le papier de la maudite lettre. La lettre reçue alors que j'étais sur le point de me persuader qu'il ne viendrait pas. Qu'il ne viendrait jamais. Sauf que je m'étais bien trompée. Il était finalement venu, pourquoi ? Il serait bientôt quatorze heures quinze. Il devait m'attendre je pense mais je ne savais toujours pas si j'aurais le courage d'aller à sa rencontre. Je pouvais parfaitement sauter dans ses bras et il serait content de me retrouver ou alors il me rejetterait. Et c'était de cette deuxième possibilité dont j'avais peur. Si jamais il m'ignorait, je n'aurais plus aucune raison de vivre. Aucune. Mon monde entier tournait autour de lui et de lui seul. C'était idiot. Faible. Mais je n'y pouvais rien. Nous étions amis, et on n'abandonne pas ses amis. C'est ce que j'avais fait, est-ce qu'il me le pardonnerait ? Jaden me manquait terriblement et le voir me rendrait parfaitement heureuse. Je m'ennuyais terriblement. Toute la semaine je n'avais pas cessé de penser à ce que j'allais faire aujourd'hui et la réponse ne venait toujours pas. L'heure tournait et je relisais sa lettre pour la énième fois. Mes yeux s'embuèrent. J'étais totalement perdue, désorientée et folle. Et ce fut sûrement pour ça, que je sautais dans le premier taxi venu, la lettre dans la main pour aller à la rencontre de Jaden.

Le taxi roulait à une vitesse respectable. Je n'osais pas lui dire d'appuyer sur le champignon car, à vrai dire cela m'arrangeait de retarder le plus possible le moment des retrouvailles. Les paysages défilaient et il y avait du monde dans les rues aujourd'hui. Je fixais mon regard sur le monde extérieur, laissant mes pensées divaguer. Mon cœur battait à tout rompre, j'étais angoissée. Je serrais un peu plus la lettre entre mes doigts et soupirais. Fermant les yeux pour les rouvrir quelques secondes après. « On est arrivés, mademoiselle. L'aéroport est grand, vous êtes sûre que vous voulez pas un plan ? » Secouant la tête de gauche à droite pour lui signaler que non, je fis un grand sourire au chauffeur et lui tendis quelques billets. « Non, ça ira. Merci beaucoup. » « C'est moi qui vous remercie. » Je descendis de la voiture. J'attendis que la voiture s'en aille et restait un moment plantée devant l'aéroport. Je n'allais tout de même pas me rabattre maintenant. Prenant mon courage à deux mains, je mis un pied devant l'autre. Gauche. Droite. Gauche. Droite. Essayant de prendre l'air le plus assuré possible, je progressais vers l'entrée. Jetant un petit coup d'œil à ma montre, je vis qu'il était quinze heures moins le quart. Je ne savais pas vraiment ce que faisait Jay en ce moment-même. Il devait sûrement se faire plaisir en fumant une petite cigarette, je ne pensais pas qu'il était aussi angoissé que moi. Il devait sûrement être là à attendre que ça se passe. Je viens tant mieux. Je ne suis pas là, tant pis. Il repartirait sans demander son reste et reprendrais sa vie à Coleraine, m'oubliant à jamais. Je secouais la tête, un peu triste de penser que cela pourrait être vrai.

Il y avait beaucoup de monde et j'ignorais complètement où pouvait se cacher Jay. Je décidai de me diriger vers une salle d'attente, un peu perdue dans la foule, j'étais presque en train de courir. J'avais l'impression d'étouffer dans ce flot de personnes moi je n'en attendais qu'une. Je n'avais besoin de d'elle pour survivre. Le reste m'importait peu. Et c'est pour ça que j'avais pris ce taxi, et que j'étais en train de pousser les gens juste pour aller la retrouver. Retrouver une partie de moi-même en somme. Je poussais, hésitante, la porte de la salle d'attente. Je me glissais à l'intérieur, refermais doucement la porte et restais silencieuse. Jaden était là et mon cœur s'affolait déjà. Apparemment, il n'avait pas perçu ma présence. Je m'assis sur le siège à côté du sien et murmurais. « Tu as vu, je suis venue. » J'osais un regard vers lui et caressait ses cheveux comme pour me rappeler combien il m'avait manqué. Des milliers d'émotions me traversèrent soudain. « Ça a été dur sans toi, je t'attendais. Tu le savais ça ? » Je laissais une larme couler sur ma joue, celle-ci donnant le feu vert à ses compatriotes. Je ne savais pas pourquoi je pleurais. Mais je n'étais pas triste au contraire, j'étais plus que heureuse qu'il soit là. Seulement je ne pouvais plus arrêter mes larmes. « Je suis désolée, Jay. J'aurais pas dû partir, surtout que j'ose même pas tout avouer à mon demi-frère. Je crois que j'aurais du rester avec toi, parce que tu vois...je..je.. .» Je n'arrivais pas à aller plus loin. Et je me rendais compte que j'étais presque sur le point de tout lui avouer. La gorge nouée, toujours en sanglotant, je vins me blottir dans les bras du beau brun. Je ne savais pas du tout ce qui se passait. J'étais désemparée. Mais tout ce qui comptait en ce moment c'est qu'il soit là.

J'arrêtais doucement de sangloter. La présence du jeune homme m'était agréable. Bien plus qu'agréable. Elle m'était essentielle. Inconsciemment, je m'était bien habillée. Je portais le parfum qu'il aimait et qu'il m'avait offert. Je m'étais fait belle pour lui et j'espérais qu'il s'en était rendu compte car tout ce que je construisais tournait autour de sa personne. J'avais besoin qu'il soit là. Mais pour lui je n'étais que son amie. Je ne pouvais pas ressentir de tels sentiments pour lui. Tout sauf ça. Je posais une main sur la sienne. Sa peau était brûlante. Alors je serrais sa main plus fort, jusqu’à ressentir son pouls qui battait bien au-dessus de la moyenne. Mais ce n’était pas son pouls, c’était le mien. Ma peau brûlait à son contact. C’était étrange. Ma main refusait de se détacher. Fixée, collée. Je sentis le rouge m monter aux joues. « J'espère que ton voyage s'est bien passé. » Ma voix tremblait un peu et je priais pour qu'il ne s'en aperçoive pas. Je resserrais un peu plus sa main contre la mienne, je nageais dans le bonheur.
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Jaden N. Sangster



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MessageSujet: Re: But darlin' you are the only exception × Saphire E. McAllister Dim 9 Oct - 0:11


Saphire E. McAllister« Maybe I know, somewhere, deep in my soul, the love never lasts. »


    Toujours assis au même endroit, Jaden attendait désespérément qu'elle arrive. Les minutes ne voulaient pas passer. Lentement, les secondes s'écoulaient. Chaque grain de sable prenait son temps pour tomber dans la seconde moitié du sablier. L'attente était longue, et affreuse. Il en était vraiment au point de penser qu'elle ne voulait pas le revoir. Il avait terriblement peur du fait qu'elle ait réussi à l'oublier, tourner la page et passer à autre chose. La connaissant, ce serait dur à imaginer de sa part, mais l'impossible n'est rien. Alors plusieurs options expliquant son retard ou sa non-venue s'offraient à lui. Petit a : elle n'avait pas reçu sa lettre et n'avait aucune idée du fait qu'il l'attendait ici en ce moment-même. Cette raison serait tout à fait plausible étant donné le nombre de lettres perdues chaque jour dans le service postier. Ou alors, petit b : elle avait réellement tourné la page, ne souhaitant plus du tout le revoir, préférant baser sa vie sur une autre personne. Ce qui serait également possible, la raison étant l'amour qu'elle a pour lui mais qu'elle ne veut pas avouer, amour dont il n'est justement pas au courant, donc il ne voit pas vraiment la raison de cet éventuel petit b. Ou encore, petit c : elle avait eu du mal à se décider mais avait finalement fini par venir, arrivant cependant avec du retard.La meilleure des options, sans aucun doute celle qu'il préférait de loin des trois.
    Décidément, il ne comprenait pas ce qui lui avait prit de prendre l'avion pour venir ici. L'absence de Saphire lui faisait peur, et sa peur l'angoissait. Mais son angoisse lui restait à nouveau incomprise. Tous ces nouveaux sentiments étaient trop étranges et compliqués pour qu'il réussisse à y comprendre quelque chose. Perdu. Il était totalement perdu. Submergé par toutes ces émotions, il ne savait plus que faire ou penser. Tout ce temps durant, il s'était toujours retrouvé seul. Bien qu'il ait d'autres amis en dehors d'elle, aucun ne lui était comparable. Même tous réunis, ils ne lui arrivaient pas à la cheville. Sa petite copine s'est vite fait "expulser" de son pieu, sans même aucune raison apparente. La seule chose qu'il savait pertinemment était que tout s'écroulait autour de lui, tout courait à sa chute. Il courait à sa chute.

    Toutes ces questions et pensées qui tournaient et retournaient dans tous les sens dans sa tête furent brusquement stoppées par un doux parfum s'approchant doucement de lui et s'arrêtant à ses côtés. Il connaissait cette odeur, et aurait pu la reconnaitre entre mille. C'était le parfum qu'il lui avait offert. Il se souvenait qu'il avait du travailler au magasin de disques du coin pour pouvoir le lui payer parce qu'il ne voulait pas avoir de compte à rendre à ses parents. Il se souvenait de comment elle avait flashé sur cette odeur lorsqu'ils étaient allés dans la parfumerie en faisant les magasins, et de la déception qu'il avait pu lire sur son visage en voyant le prix du flacon. Il se souvenait du sourire qui rayonnait sur elle quand il lui offrit. Et cette simple odeur, que dis-je, cette voluptueuse odeur lui remémorait tous ces instants parfaits à ses côtés.
    Il releva et croisa son regard qu'il ne sut soutenir plus de quelques instants. Il était trop dur de réussir à la regarder en face. « Tu as vu, je suis venue. ». Sa gorge se nouait. Comment avait-il pu penser un seul instant qu'elle ne viendrait pas ? Il s'électrifia au contact de sa main dans ses cheveux. C'était si agréable. « Ça a été dur sans toi, je t'attendais. Tu le savais ça ? ». Oui, il le savait. Tout autant que ça avait été dur sans elle. Il voulait le lui dire, ouvrir la bouche et lui parler. Mais ses lèvres restaient scellées, il n'arrivait pas à dire quoi que ce soit. Retournant la tête vers elle, il vit des larmes couler le long de ses joues qu'il s'empressa d'essuyer du revers de son pouce, ses yeux se perdant dans les siens. Il s'empourpra et tourna furtivement le regard. Bon Dieu, qu'est-ce qu'il lui prenait ? Pourquoi réagissait-il comme ça tout à coup ? Elle était toujours la même, Saphire, sa meilleure amie, elle n'avait pas changé. Pourtant, quelque chose en lui avait changé. « Je suis désolée, Jay. J'aurais pas dû partir, surtout que j'ose même pas tout avouer à mon demi-frère. Je crois que j'aurais du rester avec toi, parce que tu vois...je..je.. .». Il ne comprenait plus. Alors elle avait fait tout ça pour rien ? Elle était partie pour rien ? Non, ça n'allait pas se passer comme ça. Dès que tout rentrerait dans l'ordre, il comptera bien la forcer à aller le voir son demi-frère. Et elle n'aurait plus le choix, elle ne se défilerait pas, elle lui dira tout.

    Blottie dans ses bras, il passa un bras autour d'elle, la serrant fort contre son corps pour que jamais ne cesse cette étreinte. Il ne pensait alors plus à rien, ne profitant seulement que de sa présence réconfortante, la blondeur de ses cheveux et l'intensité de ses yeux. Il posa doucement sa bouche sur son front, mettant une main sur sa joue pour qu'elle arrête de pleurer. Il l'observait lentement de tout son long appréciant de nouveau la beauté de ses formes, le teint de sa peau d'albâtre et sa belle façon de se vêtir. Il l'aimait. Il n'était pas conscient des réels sentiments pour elle. Il savait qu'il l'aimait, certes, mais comme un frère aime sa soeur, comme un meilleur ami aime sa meilleure amie. Pas comme un homme aime la femme de sa vie. Il était amoureux d'elle, mais ne le savait pas, ou du moins, il se le cachait, se voilait la face, préférant se persuader du contraire, de peur d'être rejeté.
    Et, lorsqu'elle prit alors la main du brun dans la sienne, son pouls s'accéléra au point que son coeur en ait des ratés. Et chaque fois qu'elle la serrait un peu plus fort, les battements s'intensifiaient. Il craignait désormais de faire un arrêt cardiaque. Tout de même, un arrêt cardiaque à cet âge-là, c'est dommage. Alors il respira plus calmement, ralentissant doucement son rythme cardiaque, sans expirer trop fort pour qu'elle ne se rende compte de rien. « J'espère que ton voyage s'est bien passé. ». Allez Jaden, il faut lui répondre maintenant. Tu ne pourras pas rester silencieux ad vitam aeternam, elle perdra patience et se rendra compte de quelque chose. Elle est peut-être blonde, mais n'aie pas de préjugés, elle n'est pas conne. Alors maintenant, tu décolles doucement tes lèvres l'une l'autre, tu avales ta salive et tu parles. Allez, parle. « Tu sais combien j'ai horreur des avions .. ». Il esquissa un léger sourire qu'elle ne pouvait sûrement même pas voir, mais il était bien là. Ce sourire triomphal; il avait réussi à articuler quelques mots. « Mais maintenant que tu es là .. Tu sais, c'était très dur pour moi aussi .. ». Il prit doucement sa main et appuya sa tête sur le côté du visage à Saphire, lui embrassant la joue au passage. « Jamais sans toi. ». Il ferma les yeux.


Dernière édition par Jaden N. Sangster le Sam 3 Déc - 21:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: But darlin' you are the only exception × Saphire E. McAllister Sam 22 Oct - 11:45


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je l'ai aimé jusqu'à atteindre la folie. ce que certains appellent la folie, mais ce qui pour moi, est la seule façon d'aimer.
J'avais peur d'aller le retrouver. Je n'avais pas envie d'aller le voir avec la gorge nouée, une boule au ventre et l'angoisse qu'il m'annonce qu'il venait avec sa petite-amie qui venait le rejoindre aussi. J'avais peur de me retrouver seule face à lui. C'était horrible. Surtout que je lui avais fait ma déclaration juste avant de partir heureusement que c'était il y a six mois, avec un peu de chance Jay aurait sûrement oublier. C'était comme ça. Je dus ravaler les torrents de larmes qui se pressaient dans mes yeux avant de me décider. Il était tard, bien trop tard pour effacer tout ça, maintenant qu'il était là. Il fallait que je fasse comme si de rien était, comme si nous étions toujours les meilleurs amis du monde et que rien ne c'était brisé et que je n'avais pas eu l'impression d'avoir ces putains de sentiments envers lui. Et puis le retrouver là, assis, dans cette salle d'attente comme si on ne s'était pas quitté plus de dix minutes. Les cheveux faussement négligés, ce sourire charmeur qui ferait craquer n'importe qui, et puis son regard perçant qui me mettait dans tous les états. C'était comme si, durant tout ce temps, le temps s'était arrêté pour lui. Il n'avait absolument pas vieilli ; ses traits étaient toujours aussi fins. Il était toujours aussi beau, il prenait soin de son corps d'Apollon. Et puis, il restait fidèle à lui même. Tout le contraire de moi-même. Les yeux rouges et gonflés par les larmes, les cheveux en bataille et puis les cernes ravageant mon visage. Mais pas aujourd'hui. Non aujourd'hui j'avais fait un effort, j'avais montré mon côté coquette, je m'étais faites belle juste pour que le regard de Jaden me trouve jolie. Mais je savais que même quand le miroir me donnait l'impression d'être passée sur quatre ou cinq bus, il me complimentait toujours. Dans nos moments intimes ou simplement quand on allait quelque part ensemble. Je ne restais pas avec lui que pour ça mais son avis comptait beaucoup pour moi, bien plus que les quelconques avis extérieurs qu'on aurait bien pu me faire. Moi aussi j'aimais Jaden. Pas forcément parce qu'il s'était mis sur son trente-et-un mais parce que j'admirais tout chez lui, ses défauts, les pires. Ses nombreuses qualités, son sang-froid. Je l'aimais tout court. Tout son être de toute mon âme.

Je m'en voulais de me laisser aller comme ça dans ses bras. Il devait avoir l'habitude, depuis le temps que je ne me retenais plus de mouiller toutes ces chemises. Mais il ne répondait toujours pas me laissant toujours dans ma béatitude. C'était trop angoissant. Je suis sûre qu'il le faisait exprès. Mais sa présence m'enlevait sûrement tous les doutes et toutes les peines du monde. J'étais bien dans ses bras, apaisée et reposée. Tout devenait plus léger en sa présence, c'était sûrement plus facile de supporter quelque chose à deux. Je me posais toujours des questions. Tout était compliqué ou simple dans ma vie. Avais-je vraiment pris la bonne décision en venant ici ? Aurais-je du me contenter de quelque chose de plus simple ? Je ne sais pas moi, de ne pas partir par exemple. Je ne regrettais pas vraiment même si parfois papa et maman me manquait, je demanderais sûrement à Jaden de m'accompagner passer quelques jours de vacances à Coleraine. J'avais tellement de choses à leur raconter. Poussant un profond soupir, j'essayais de vider mon esprit. C'était difficile. Il me resserra un peu plus contre lui et je pus respirer son odeur si familière. Elle s'était imprégnée depuis longtemps dans mon cerveau et elle m'enivrais toujours autant. Je sentis ses lèvres sur mon front et fermais un instant les yeux savourant le bonheur que me donnait ce contact. Je me détachais de lui et il planta son regard dans le mien. Ses iris bleutés plantés dans les miens étaient insoutenables mais je me noyais volontiers dans cet océan qui me couvrait totalement. « Tu sais combien j'ai horreur des avions .. » J'esquissais un sourire. « Mais maintenant que tu es là .. Tu sais, c'était très dur pour moi aussi .. » Ces mots me rassuraient. « Jamais sans toi. » Cela sonnait comme une promesse mais je ne me faisais pas de faux-espoirs, c'était simplement une sorte de déclaration, il était content que je sois venue, il était heureux de retrouver sa meilleure amie. Point. Il n'y avait rien de plus. « Que comptes tu faire maintenant ? » Oui, c'était une question un peu piège mais tout de même crucial. Je ne pouvais pas l'héberger, Brooklynn n'accepterait sûrement pas que Jay vienne s'intercaler entre nous deux. De nombreux logements étaient vides dans Londres et il y en avait sûrement un de libre pour Jaden, je voulais qu'il reste près de moi. Juste pour au moins pouvoir encore aller me loger dans ses bras, c'était égoïste mais il fallait me comprendre, le jeune homme était mon oxygène, j' avais tellement besoin de lui...

Je voulais à tout prix ne plus croiser les yeux du jeune brun, c'était horrible. A chaque fois qu'ils plongeaient ses iris dans les miens y'avais cette boule dans ma gorge et puis je retenais presque mon souffle. « Je...je... » Je bafouillais, ne savant pas vraiment quoi dire puisqu'un silence s'était déjà installé entre nous. J'avais tellement de choses à lui dire, tellement de mots à lui faire passer. Sauf que mes cordes vocales refusaient littéralement d'émettre un son normal. Je restais muette. Pas une seule expression ne venait gâcher les traits de mon visage, j'étais dans un mutisme profond qui devait sûrement l'agacer mais c'était difficile, j'étais au courant qu'il venait et pourtant j'en étais encore surprise. Voilà, il me mettait encore la tête à l'envers. Une question hors-sujet, pour ne pas perdre la face devant le jeune homme, voilà une bonne question de me défiler. .« Est-ce que mes parents vont bien ? » Je prenais un air innocent en faisant une moue timide. Je lui souriais encore une fois en posant mes yeux sur les traits de son visage.


Dernière édition par Saphire E. McAllister le Mer 21 Déc - 22:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: But darlin' you are the only exception × Saphire E. McAllister Sam 22 Oct - 21:29


Saphire E. McAllister« Maybe I know, somewhere, deep in my soul, the love never lasts. »


Ce moment était si parfait. Cela faisait bien trop longtemps que Jaden n'avait plus été en présence de la petite blonde et tout ça lui avait trop fortement manqué. Il se sentait comme un junkie en manque qui venait de retrouver sa dose d'héroïne. Oui, c'était exactement ça, elle était sa dose d'héroïne. Et Dieu seul sait combien ces six derniers mois avaient été durs à supporter sans elle. Tout ce temps passé sans elle, un sevrage à moitié commencé, et tout à coup se retrouver à nouveau contre elle, tenir son corps dans ses bras, sentir de nouveau son parfum, c'était la rechute. C'était fini désormais, il était bien clair qu'il ne pourrait définitivement plus se passer d'elle, et il espérait au plus profond de lui-même que ce sentiment soit réciproque. Il ne pouvait après tout qu'espérer car en aucun cas il ne pourrait la forcer à être accroc à lui comme il l'était à elle. On ne peut forcer les sentiments, il ne le savait que trop bien. Mais si seulement elle avait pu rester blottie contre lui pour toujours, sans jamais ne plus avoir à bouger. Malheureusement, c'était bel et bien impossible. Tant pis. Pourtant, même s'il n'osait se l'avouer, même s'il préférait le nier, il savait qu'il ressentait de forts sentiments pour Saphire. Des sentiments bien plus puissants que de l'amitié, même s'il ne le laissait transparaître. Et, lorsqu'elle se recula pour croiser son regard, il eut un flashback. La couleur de ses yeux et la puissance de son regard le renvoyaient alors tout droit au moment du départ de la jeune femme. Il se rappelait très bien qu'elle l'avait embrassé, qu'elle lui avait avoué ses sentiments, mais pour lui, il ne s'agissait que d'un coup de pression. De l'angoisse de ne plus le revoir qui l'avait poussée à faire ça. Non, il était quasiment sûr qu'elle ne le pensait pas. Et puis, de toute façon, il jugeait plus appréciable de ne pas remettre ce fait sur le tapis.

Son sourire, qu'il n'avait pas revu depuis trop de temps le fit fondre. Ce simple mouvement au niveau de son visage le rassurait. Maintenant, elle était heureuse, vraiment. Comment en être sûr ? Bien simple, il connaissait Saphire par cœur, et elle n'était en aucun cas une fille à sourire sans le penser, surtout pas avec lui. Ne venait-elle donc pas de fondre en larmes dans ses bras quelques minutes auparavant ? C'était bien là la preuve qu'elle allait mieux. Qu'est-ce qu'il n'aurait pas donné avant d'arriver ici pour revoir une nouvelle fois ses joues s'étirer pour former ce fameux sourire si sublime ! Père et mère, très certainement. Très cher en tout cas. « Que comptes tu faire maintenant ? ». De quoi parlait-elle ? Comment ça, qu'est-ce qu'il comptait faire ? Cette simple question signifiait tant .. Elle voulait à la fois tout, et rien dire. Alors le brun ne se cassa pas la tête, et répondit par la première chose qui lui passa par la tête, soit l'humour : « Je pense que je vais rester ici, à te serrer contre moi jusqu'à ce qu'on meure, t'en penses quoi ? ». Il rit doucement, espérant qu'elle ne le prenne pas mal, car en effet, il se moquait un peu d'elle, mais pas trop, juste de quoi essayer de la faire rire, comme avant. Il reprit ensuite son sérieux pour lui répondre franchement à sa question : « Ben, j'ai loué un appartement dans le centre. ». Encore une fois, il espérait qu'elle ne prenne pas mal le fait qu'il n'ait pas pensé à essayer de s'installer avec elle, mais il ne voulait pas l'envahir non plus, car même s'il savait qu'elle était partie pour retrouver son demi-frère, il craignait quand même un peu qu'elle soit partie pour prendre l'air loin de lui. « Et je suis inscrit à l'école de musique, je continue toujours, comme tu peux le voir ! ». Il accompagna ses paroles d'une petite tape sur l'étui de sa basse et retourna son regard vers elle en lui souriant. « J'avais déjà tout prévu avant tu sais, ça fait des mois que je planifie ça .. ».

Il reprit de nouveau les mains de la blonde dans les siennes, traçant de fines arabesques sur sa peau, perdu dans ce qu'il faisait, il releva brusquement la tête en l'entendant de nouveau parler. « Je...je... ». Mais elle ne finissait pas sa phrase. Qu'est-ce qu'elle voulait lui dire qu'elle n'arrivait pas à formuler ? Il voulut lui demander ce qui la bloquait ainsi, pourquoi elle n'arrivait pas à lui parler simplement, mais lui non plus n'arrivait pas à dire quoi que ce soit. Comme si quelqu'un avait décidé de venir leur scotcher la bouche à tous les deux pour les embêter, ou qu'on leur avait coupé les cordes vocales. Ils étaient empris d'un mutisme profond et angoissant dont ils avaient beaucoup de mal à se libérer. Leur seul moyen de réussir enfin à parler était de changer complètement de sujet, comme le faisait dès à présent Saphire. Elle semblait, elle, avoir compris qu'ils étaient gênés par cette situation. « Est-ce que mes parents vont bien ? ». Alors voilà, c'est tout ce qu'elle avait à lui dire ? Lui parler de ses parents ? C'était tout ? Jaden comprenait très bien qu'elle s'inquiétait un peu, qu'ils lui manquait et tout ça, mais ce qu'il ne comprenant pas, c'était qu'ils étaient là, tous les deux, seuls, et que tout ce qu'elle trouvait à lui dire c'était, enfin bref. « Oui oui, ils vont très bien, ne t'en fais pas. Tu leur manques. ». Point barre. Il ne comptait pas épiloguer là-dessus. Pourquoi ? Non, il n'avait certes rien contre eux, mais il n'avait pas envie de parler des parents là tout de suite, sinon ils se mettraient à parler famille, puis à parler de la pluie et du beau temps, ne sachant plus que dire. Alors il aurait voulu lui demander ce qu'elle était devenue durant tout ce temps, mais avait peur qu'elle ne fonde en larmes à nouveau. Il voulait lui demander si elle avait un copain maintenant, mais il avait peur que sa réponse soit positive. Il passa sa main dans les beaux cheveux soyeux de son amie et la regarda intensément. « Tu es magnifique Saphire .. ». Il se surprit alors lui-même à réussir à soutenir son regard aussi longtemps après une telle déclaration -qu'il, soit dit en passant, avait l'habitude de lui faire, peu importe le moment de la journée ou de la nuit, peu importe la situation- suite à laquelle toute personne normalement constituée aurait détourné le regard. Mais, une fois de plus, il ne voulait rien laisser transparaître.


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MessageSujet: Re: But darlin' you are the only exception × Saphire E. McAllister Jeu 27 Oct - 23:33


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je l'ai aimé jusqu'à atteindre la folie. ce que certains appellent la folie, mais ce qui pour moi, est la seule façon d'aimer.
On était un peu comme seuls au monde, une bulle de calme, de silence, nous protégeant de tout. Oh, évidemment, n'importe qui pouvait entrer dans cette salle d'attente et d'ailleurs, je m'étonnais qu'on ne soit que deux dans cette salle. Mais je ne m'en préoccupait pas plus que ça. Pour le moment. Je savais bien que regretterais de ne pas l'avoir emmené dans un endroit isolé mais pas sur le moment. Et je serais déjà partie pour passer une nuit à me demander pourquoi j'avais fait ça et pas ça; pourquoi je n'avait pas fait ça et ça. Mais pour le moment, c'était le paradis. Point barre. Pourquoi fallait toujours se compliquer la vie ? En me posant cette question, je repensais à la soirée d'hier avec Brook, où je m'étais demandée si je prenais la bonne voie ou non.
[...]

« T'inquiète, je gère parfaitement la situation. Et puis c'est pas comme si c'était mon arrêt de mort. C'est juste des retrouvailles normales, entre gens normaux, dans un endroit normal avec un dialogue dégoulinant de normalité. Et puis, je suis contente d'aller voir Jaden mais tout est si compliqué, je me demande si je vais vraiment pouvoir lui parler en le regardant dans les yeux. Surtout si il se rappelle encore de ma déclaration... » déclarais-je en achevant mon cinquième verre d'alcool d'affilé. Dit-on gérer une situation lorsque nos membres s'engourdissent ? A m'écouter, ceci n'était guère un problème. La jeune femme qui me faisait face n’eut pas vraiment l'air convaincue mais je n'y fis pas attention. Je me levais, chancelant sur le côté durant quelques secondes, la Terre me sembla tourner beaucoup plus vite que d'habitude, en aucun cas je ne me remis en question, bien évidement. Après avoir réussi à me stabiliser sur mes deux pieds, je lui fis un petit signe de la main et partis me laver les dents. « Promis, je t'appelle dès que je serais rentrée, Brook. » marmonnais-je avec difficulté avant de quitter les lieux.
[…]

L’impression que mon crâne allait exploser, un ressentiment étrange. Je n'en pouvais plus, j'avais un peu de mal à m'y retrouver là dedans. J'aurais pu passer des heures à ses côtés. Sentir son corps contre le mien. Boire ses paroles et les quelques blagues qu'il ne sortirait que pour moi. Plonger mon regard dans ses grands yeux bleus, ou verts selon le cas. Sentir son parfum enivrant dans mes narines. Et pourquoi goûter ses lèvres encore, et encore. Jusqu'à l'épuisement. Être avec lui, dans le calme, dans cette bulle et ce cocon imaginaire que l'on se créait et qui était si fragile. Mais dedans je me sentais vivante. Je sentais son souffle. Et moi-même je respirais comme si j'avais oublié il y a longtemps ce que cela pouvait faire du bien. D'inspirer, de se sentir fort et d'avoir l'impression que l'on pourrait accueillir tout l'air du monde dans ses poumons. Et c'était assez merveilleux. Je me sentais flotter dans l'espace temps, dans une liberté presque irréelle. Je n’aurais échangé cette sensation de bonheur pour rien au monde. C’était trop beau. Trop beau pour être vrai, pour être franche. Je ne savais pas si les pincements dans mon ventre étaient dus à mon bonheur ou à ma nervosité. Tout était si contradictoire. Tout était si compliqué ! Tout me paraissait à la fois si simple et si futile. Mais ce n'était que des hallucinations. La vie ne faisait pas de cadeaux et l'être humain était si contradictoire qu'il compliquait toujours tout. Surtout quand on prenait des risques. C'était un chemin dangereux que nous empruntions Jaden et moi, tout au début semblait joli, merveilleux et doux mais cela se transformait peu à peu à mesure que nous grandissions. Un chemin glissant parsemé d'embûches, mais l'envie de continuer était plus forte que tout. Ne dit-on pas que le meilleur moyen de résister à la tentation est d'y céder ? En pensant à ça, je ne pus m'empêcher de jeter un œil sur le jeune homme. La tentation. Je n’avais jamais su gérer ça. Et pour ça, je me détestais.

« Je pense que je vais rester ici, à te serrer contre moi jusqu'à ce qu'on meure, t'en penses quoi ? » Je laissais échapper un petit rire en déposant un baiser sur sa joue. Cette réponse était bien digne de lui. Mais j'avoue que cette perspective était envisageable et peu déplaisante. « Pourquoi pas après tout ? » Je lui fis un large sourire accompagné d'une moue innocente. Le temps passait vite quand on était bien accompagné, c'était dommage. J'aurais pu rester une éternité à ses côtés, même si tout ce laps de temps m'aurait paru très court. Son rire me parvint aux oreilles, c'était vraiment une douce mélodie que j'adorais entendre mais il reprit vite son sérieux. « Ben, j'ai loué un appartement dans le centre. Et je suis inscrit à l'école de musique, je continue toujours, comme tu peux le voir ! Et je suis inscrit à l'école de musique, je continue toujours, comme tu peux le voir ! » J'étais rassurée de voir qu'il avait pensé à tout, car j'aurais bien été dérangée si il avait eu à venir dans le loft que je partageais avec Brooklyn puisque je n'étais pas sûre de sa réaction. Il était vraiment extraordinaire. Il tapota quelques secondes sa basse et m'offrit un sourire radieux, déstabilisant. « Tu m'étonneras toujours Jaden Niels Sangster. » J'esquissais un sourire et ma main vint inconsciemment enlacer la sienne. Celle-ci était chaude et me réchauffait un peu. J'étais gênée. Certes c'était courant dans ma vie mais là, je ne savais pas trop comment réagir à toute cette pression. Le regard dans le vide, je pressais légèrement les doigts de Jay de temps à autre, juste pour rappeler à moi-même qu'il était là et qu'il attendait que je fasse quelque chose. J'étais tellement perdue que je venais à m'encourager moi-même. « Allez Saphire, c'est Jaden. Tu le connais depuis un bon bout de temps. Respire. Sois normale. Courage... »

Le silence était toujours aussi pesant. C'était vraiment très gênant. Je n'aimais pas ça et puis être à l'aéroport me mettait mal-à-l'aise aussi. Et puis les questions pour se détourner d'un sujet de la conversation qu'on ne voulait pas aborder, il fallait avouer que ça marchait plutôt bien. Même si il devait me prendre pour une petite nature, c'était un peu vrai, mais il fallait qu'il dise quelque chose lui aussi. Je ne sais pas, sortir quelque chose de drôle comme il avait l'habitude de le faire. Je baissais les yeux quelques secondes, toujours la main du jeune homme dans la mienne.« Oui oui, ils vont très bien, ne t'en fais pas. Tu leur manques. » J'étais soulagée. Moi aussi ils me manquaient, et j'avais très envie de les voir, je me demandais parfois ce qu'ils devenaient. Enfin bref. Ce n'était pas le sujet. Il y avait plus important. Jaden était important. A ma vie. A mes yeux. A ma survie. Un frisson me parcourut quand je sentis la main de mon meilleur ami dans mes cheveux. Je croisais son regard et je sentis mes joues se colorer de rouge. « Tu es magnifique Saphire .. » J'attendais qu'il me dise quelque chose, je m'attendais vraiment à tout...sauf à ça. Du rose, j'étais passée au rouge. Il souriait. Moi, pas du tout. Je me renfrognais presque, à la rigueur. Ou pas. Puis, je me décidai à sourire aussi. Tu es magnifique. Je me repassai ses mots dans la cervelle, sous la langue, dans le cœur comme si c'était un bonbon au citron : sucré mais acide. Je souriais largement, après m'être répété les mots de nombreuses fois. Et je devenais encore plus rouge, je devais sûrement ressembler de près ou de loin à une tomate. C'était vraiment embarrassant ce genre de déclaration, surtout que je ne savais pas quoi répondre dans ces cas là. « Merci. Tu es adorable. » Je souris en disant ses mots qui n'étaient que pure vérité. Je lui ébouriffais les cheveux comme si il était un petit garçon et je m'approchais de son visage pour lui déposer un baiser sur la joue. « Jaden, comment va Abigail ? » Je ne savais pas ce qu'elle était devenue, et si parler d'elle était vraiment bien mais je savais que le jeune homme était très attachée à elle, surtout qu'ils étaient ensemble depuis un long moment déjà. Avaient-ils rompus ? Je ne savais pas, en tout cas, je l'appréciais quand même un peu, malgré qu'elle s'était intercalée dans notre relation et nous avait séparés. Est-ce qu'elle allait venir aussi ? Au fond de moi-même j'espérais que non, je n'avais pas envie de voir Jaden avec une autre fille, ça me rendait jalouse à un tel point ! Je ne le montrais jamais mais j'adorais avoir le jeune brun rien que pour moi, non pas comme trophée mais un peu pour le « protéger » en quelques sortes. J'allais enchaîner sur une autre question mais la porte s'ouvrit sur une petite famille qui entra, un père, une mère, une petite fille et un bébé...qui pleurait. Nous n'étions plus seuls et c'était dur de pouvoir échanger quelque chose avec un enfant en bas-âge qui braillait à côté. Impuissante, je me contentais de proposer à Jay de sortir.


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MessageSujet: Re: But darlin' you are the only exception × Saphire E. McAllister Sam 29 Oct - 19:36


Saphire E. McAllister« Maybe I know, somewhere, deep in my soul, the love never lasts. »


Rester ici, comme ça, jusqu'à ce qu'ils meurent .. Ce n'était peut-être pas une si mauvaise idée finalement .. Même si Jaden le disait sur le ton de la plaisanterie, il fallait avouer que ça ne le dérangerait en fait, pas vraiment, même pas du tout. En fait, ils étaient seuls, mais, vraiment seuls, à croire que l'aéroport avait été mit en quarantaine, puisque personne n'osait visiblement entrer dans cette salle ou se trouvaient les deux jeunes gens. Mais c'était bien évidemment sans leur déplaire. En même temps, dites-moi un peu qui refuserait de rester seul dans une pièce vide avec la personne qui compte le plus pour lui dans ses bras ? Hum, personne ne se lève ? Oui, c'est bien ce que je pensais. « Pourquoi pas après tout ? ». Saphire aussi était de cet avis-là visiblement. Et Jaden rit, de nouveau. Cette situation ne le faisait pas rire, mais il riait de joie. Oui, il était heureux, et voulait le faire sentir. Il aurait voulu le crier au monde entier. Monter sur le toit de l'aéroport et crier qu'il était heureux. Et surtout, oui surtout, qu'il se sentait enfin entier, enfin lui. La blonde l'embrassa de nouveau sur la joue ce qui eut pour effet de réveiller une boule de feu dans son estomac. Il se sentait, un peu gêné, mais pourtant il n'aurait pas dû l'être, il avait l'habitude en fait de ce genre de contact, mais, sans savoir pourquoi il avait eu cette réaction. Si seulement il savait, si seulement il se doutait qu'il s'agissait là d'un signal. Un signal voulant le réveiller, qu'il se réveille et se rende compte qu'ils s'aimaient l'un l'autre, et que s'il continuait ses conneries, il risquerait de la laisser filer et de perdre sa chance, bientôt ce serait sûrement trop tard. Mais non, il était toujours dans ses rêves dont rien ne pourrait le tirer en dehors. « Tu m'étonneras toujours Jaden Niels Sangster. ». Rien, sauf peut-être ça. Il n'avait pas entendu le début de la phrase de la jeune femme, ou plutôt il ne l'avait pas tellement écouté, mais en l'entendant prononcer son nom en entier, une sorte d'électrochoc se fit ressentir dans son cerveau qui le réveilla d'un coup. Cela faisait tellement longtemps qu'elle ne l'avait plus appelé ainsi. Elle qui avait toujours l'habitude de l'appeler Jay. Il avait prit cette habitude, oubliant même certaines fois son vrai prénom quand il se trouvait en sa présence, trouvant finalement que Jay lui allait mieux que Jaden, que Jay, c'était ça son identité, sa vraie identité. Et même, quand il se présentait, il allait dire qu'il s'appelait Jay. Ses parents avaient du mal quand il disait ça, et le reprenaient tout le temps, et lui, bien sûr, se renfrognait, ils ne pouvaient pas comprendre, et d'après lui ne comprendraient jamais. Un certain temps de réaction après, il sourit et déposa un léger baiser entre sa mâchoire et son cou, juste sur sa jugulaire puis fourra sa tête dans les cheveux de la blonde et en profita ainsi pour respirer son parfum si doux et propre à elle. Dieu, que cette odeur lui avait manqué. Et lorsqu'elle enlaça sa main, il eut pour seule réaction de réussir à refermer ses doigts sur sa petite main à elle et ne plus la lâcher. Actuellement, c'était tout ce dont il était capable.

Il nageait dans un océan de pur bonheur, un océan dans lequel il n'avait pas nagé depuis des mois et des mois. Des mois qui lui paraissaient à dire vrai une éternité. Trop longtemps qu'il avait sombré dans la tristesse et ce à la limite du désespoir. Non, en fait, j'estime que quand une personne sombre dans l'alcool, elle a atteint et même franchi la limite entre la simple tristesse et l'entier désespoir. Oui, Jaden avait donc été désespéré durant tout ce temps, désespéré de l'avoir perdue, hanté par la peur de ne jamais avoir la force de la retrouver. Et maintenant il était heureux, oui, plus qu'heureux. Tout ça grâce à elle, grâce à une personne, son autre moitié qui avait décidé de le rejoindre ici. Quel endroit minable pour des retrouvailles tout de même, il aurait pu choisir meilleur endroit. Devant Big Ben par exemple, ça, ç'aurait été des retrouvailles romantiques par exemple. Mais il n'y avait pas tellement pensé à vrai dire. Non, il s'était dit que, comme il prenait l'avion, le plus logique et pratique surtout, serait qu'ils se retrouvent à l'aéroport. Enfin, Jaden est un garçon, il ne faut pas trop lui en demander non plus .. Voilà qu'il la complimentait maintenant, deuxième signal pour le réveiller. Car en fait, ces mots lui étaient sortis de sa bouche comme ça, sans les réfléchir, comme si quelqu'un d'autre avait dit ça à sa place, comme si ce n'était pas lui qui avait parlé. Pourtant si, c'était bien sa voix, ces mots étaient bien sortis de sa bouche. « Merci. Tu es adorable. ». Elle en avait mit du temps pour dire simplement ça. Peut-être qu'il l'avait mise mal à l'aise ? Après tout, c'était tout à fait possible avec elle. Elle était gênée et rougissait à chaque compliment que lui faisait le brun. Et c'était ça qu'il aimait par dessus tout chez sa meilleure amie, son timidité, sa façon de rougir chaque fois qu'il lui parlait ou la regardait dans les yeux, sa façon de détourner le regard, et sa modestie. Jamais il n'aurait su décrypter ces petites mimiques de sa part, jamais il n'aurait compris que c'était parce qu'elle était éperdument amoureuse de lui, pour lui, c'était normal, elle était comme ça et réagissait très certainement de la même manière avec tout le monde. Ah! mais s'il savait .. Après qu'elle lui eut ébouriffé les cheveux, il ne put s'empêcher de les remettre en place, dans leur effet coiffé/décoiffé en apparence négligé, mais qui faisait craquer tellement de filles. Et quand elle approcha son visage du sien pour l'embrasser de nouveau sur la joue, il eut l'envie irrépressible de l'embrasser, et il aurait pu si facilement, il lui suffisait de décaler très légèrement sa tête sur le côté et le tour était joué. Mais il se retint et se contenta de sourire. Tout aurait pu le pousser à faire, mais la seule chose qui l'en empêcha, était son incompréhension face à cette envie soudaine, qu'il s'expliqua par le fait qu'il n'avait certainement pas embrassé de fille depuis longtemps aux vues du rythme qu'il avait précédemment adopté, rien de plus.

« Jaden, comment va Abigail ? ». Hum, Saphire abordait un sujet plutôt délicat. Il ne savait pas tellement comment lui répondre. Comment lui dire. Comment lui expliquer. Mais surtout, par quoi commencer. Lui dire d'abord qu'ils n'étaient plus ensemble ? Ou lui dire qu'il n'en avait aucune idée ? Qu'importe, dans tout les cas, elle ne se contenterait pas d'une simple réponse comme celle-ci, elle poserait très certainement un maximum de question. Elle est trop curieuse. Mais, alors sauvé par le gong, une famille avec des enfants très bruyants vint les interrompre et la blonde lui proposa de sortir. Etait-ce un miracle ? Peu importe, il remercia Dieu dans sa tête, mais savait bien évidemment qu'il ne saurait y échapper. Il accepta d'un signe de tête, prit ses affaires et sortit de l'aéroport pour aller s'installer dehors, à l'air frais, dans un endroit éloigné de la foule. Il se tenait debout devant elle mais n'osait cependant pas la regarder dans les yeux. « Hum, je, j'en sais rien .. Elle va bien, je suppose .. ». Reprendre son souffle, et continuer de parler. C'était tout ce qu'il avait à faire. Mais c'était dur. Il se voyait mal dire à Saphire qu'il l'avait quittée parce qu'il était parti dans une sorte de dépression depuis que la blonde était partie et qu'il avait tout envoyé en l'air, qu'il avait tout foutu en l'air. Non, décidément, il ne se sentait pas de dire ça. « Je .. On n'est plus ensemble, je l'ai quittée y a .. y a genre six mois .. ». Et là, il fallait l'avouer, il espérait un plus profond de lui qu'elle ne fasse pas la relation entre tout ça. Puis, il sortit de sa poche sa boîte de cigarette qui .. ne contenait pas des cigarettes. Il s'agissait en réalité là de joints ingénieusement faits par tubeuse, ressemblant donc à s'y méprendre à de simples cigarettes. Il en alluma un, la seule chose qui pouvait le faire remarquer était la couleur de la fumée, rien de plus.


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MessageSujet: Re: But darlin' you are the only exception × Saphire E. McAllister Mar 22 Nov - 21:51


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je l'ai aimé jusqu'à atteindre la folie. ce que certains appellent la folie, mais ce qui pour moi, est la seule façon d'aimer.
Je ne ressentais rien. Rien d'autre qu'un plaisir immense de l'avoir contre moi. Sentir son odeur, toucher sa peau qui m'était très familière, pouvoir entendre le doux son de sa voix faisait accélérer mon cœur. J'espérais que lui aussi était heureux, heureux que je soit là, heureux de me retrouver. Au moins content de me retrouver moi, du moins sa meilleure amie. J'avais eu une longue journée. Une très longue journée, en vérité. Du moins, cette journée allait vraiment s'annoncer longue. J'étais pourtant sûre que d'ici ce soir j'allais trouver mon petit moment avec Jaden, trop court. Je voulais rester près de lui, sans rien faire, jusqu'à la fin de ma vie. Oui, c'était une très bonne idée, certes c'était pour rire mais la base de l'idée était bonne. J'entendis un petit rire de la part de mon ami tandis que je souriais aussi. Sa main dans la mienne, mon cœur battant à tout rompre et le plaisir que j'avais à le regarder dans les yeux me rendait hystérique dans ma tête, mais vu de dehors je devais sûrement avoir l'air d'une fille sur le point de pleurer et de déverser toutes les larmes de son corps. Une petite moue s'était installée sur mes lèvres et j'avais pointé un index sur ma temps en arquant un sourcil, l'air de dire « je retiens », vu que je ne trouvais pas vraiment la situation pas vraiment opportune pour une séance câlins. Et puis, après choisir un moment romantique, c'était étrange. Enfin romantique... était-ce bien possible d'utiliser le mot « romantique » entre amis ? Non, il fallait que j'oublie combien je l'aimais, il fallait que j'oublie combien j'avais envie de l'embrasser à chaque fois que je posais mes yeux sur ses lèvres, il fallait que j'oublie toute envie d'avoir plus que de l'amitié pour lui. Surtout que ce n'était pas réciproque. Toutes les tendresses qu'il m'avait donné et que je pouvais lui donner. Loin. Loin dans un coin de ma tête (et de mon cœur). Zioup. A l'abri. Dans un verre d'eau. Congelé. A Fort Knox. Avec une combinaison à vingt-cinq chiffres pour ouvrir le cadenas sophistiqué. Vous voyez le genre. Je me suis mordue la lèvre inférieure en pensant à tout ça. Je fermais les yeux quelques secondes quand je sentis une légère pression de ses doigts contre les miens. C'était dur la vie.

Je m'étais arrêtée, je le regardais dans les yeux. Sans ciller. Pour une fois. Enfin cela ne dura pas longtemps. Il avait le don pour me mettre mal-à-l'aise, c'était idiot mais je n'y pouvais rien. Chaque fois que quelqu'un me complimentait, surtout quand c'était lui, je me mettais à rougir, le cœur tambourinant violemment, les mains moites, il devait avoir l'habitude mais j'avais vraiment peur qu'il voie qu'il n'y avait qu'avec lui que je n'arrivais pas tellement à être tout à fait normale. Mais non. Je repoussais de toutes mes forces les jolies couleurs rosées qui vinrent colorer mes joues, sans vraiment y arriver. J'adorais pouvoir passer mes mains dans ses cheveux c'était quelque chose tout à fait normal à mes yeux, il se laissait faire mais je savais qu'il n'aimait pas tellement puisqu'il secouait toujours ses cheveux après mon geste, pour les remettre en place je pense. Je retrouvais mon Jay, celui que j'adorais comme un frère.

Je me demandais intérieurement et secrètement pourquoi j'étais si nerveuse. Lui aussi il avait quelque chose qui n'était pas vraiment habituel mais je ne relevais pas sur le moment. Je sus que j'abordais un sujet délicat quand je vis qu'il mettait un peu de temps pour répondre et que son visage un peu embarrassé exprimait bien ce qu'il pensait et je regrettais d'avoir posé cette question, finalement c'était sûrement bien que cette famille débarque, histoire qu'il invente quelque chose pour répondre à ma question. Je sortis de la salle d'attente la première, lui sur mes talons et me dépêchais de sortir. Il y avait toujours la foule dans les aéroports, des hommes d'affaires, des familles, des gens de toutes sortes, avec des façons de faire différentes, ce qui était plutôt drôle à regarder mais pour le coup, je n'avais pas vraiment le temps, les pensées complètement ailleurs. Enfin dehors, on se terrait dans un coin et je restais debout un instant, me balançant sur mes pieds. « Hum, je, j'en sais rien .. Elle va bien, je suppose .. Je .. On n'est plus ensemble, je l'ai quittée y a .. y a genre six mois .. » J'hochais lentement la tête, pour signifier que je l'écoutais mais que j'étais désolée d'avoir parlé de ça. Je pensais qu'il devait être triste de l'avoir quitté mais il n'avait pas tellement l'air si affecté de ça, la preuve, il s'alluma une cigarette et tira dessus comme si on parlait d'un objet quelconque ou de quelqu'un d'insignifiant. J'étais étonnée qu'il fume. Je savais qu'il avait l'habitude de le faire mais enfin ça me surprenait toujours je crois. « Jay... » De ma bouche, ce petit gémissement sonnait presque comme une plainte, un petit cri venu du cœur. En ce moment, j'étais souvent de bonne humeur. Une bonne chose. Mais maintenant qu'il était là, je crois que c'était encore pire. Il restait là, il semblait calme alors que dans ma tête c'était Bagdad. Tout ce mélangeait, tout se bousculait et mes neurones avaient du mal à se connecter. Sans vraiment réfléchir, je m'approchais lentement de Jaden et lui prit sa cigarette des mains pour tirer une bouffée dessus. Grossière erreur. La gorge m'irritait et je toussais comment un malade sur son lit de mort. C'était horrible. La tête me tournait. J'avais l'impression que j'allais vomir mes poumons. Le goût était horrible. Je toussais encore et encore sans pouvoir m'arrêter. Je devais vraiment avoir l'air idiote. Le jeune homme resta silencieux pendant un long moment mais je devinais, sans peine, son amusement. Certes c'était pas très malin de ma part mais cela m'avait pris soudainement comme ça. Jaden devait sûrement trouver ça marrant mais en tous cas pour moi ce n'était pas vraiment très drôle. Je mis un moment à m'en remettre. Je devais être très rouge mais je n'y fis pas attention. « Désolée...Je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête. » Je me réfugiais dans ces bras et refusais de me décoller de cette place douillette. J'avais instinctivement glisser en bras autour de sa taille et posé mon menton sur sa poitrine, levant la tête pour pouvoir le contempler. Je souris largement et me redressait un peu. Je montais sur la pointe des pieds et embrassait sa joue, juste pour l'embêter. Je contemplais son visage, sûrement pour la énième fois, mais c'était plus fort que moi.

Mes yeux se posèrent sur sa bouche et je sentis mon cœur se pincer. Cette réaction ne m'était pas inconnue mais je n'aimais pas quand cela se produisait. Je frissonnais. J'étais bien là. Bien présente. Et avec Jay en prime. Bonne ou mauvaise chose ? Cela dépendait. Il y avait de longues périodes de silence, ainsi, à penser ou même à ne rien faire de spécial. Et c'était tout ce qui comptait, non ? Mais cette pensée n'arrivait pas à chasser mon malaise. Je pris une grande inspiration et fermais les yeux. Ma main trouva le chemin pour rejoindre la sienne et j'entre-mêlais nos doigts. Cela me fit le plus grand bien je crois, car je sentis mes muscles se détendre un peu. L'effet Jaden sans doute. En tout cas, c'était trop bon pour que je me mette à tout foutre en l'air maintenant.


Dernière édition par Saphire E. McAllister le Mer 21 Déc - 22:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: But darlin' you are the only exception × Saphire E. McAllister Dim 27 Nov - 19:14


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Jamais au grand jamais il n'a pleuré devant Saphire. Depuis plus de 10 ans qu'ils se connaissaient, pas une seule fois elle n'avait vu des larmes apparaître aux yeux du jeune homme. Il avait toujours fait en sorte de retenir ses larmes quitte à mieux les lâcher ensuite, préférant jouer les durs. Allant plutôt frapper dans un mur pour soulager sa peine quitte à l'effrayer. Car après tout, de quoi aurait-il eu l'air s'il avait montré quelconque signe de faiblesse devant elle, alors qu'il se devait d'être le plus fort des deux pour réussir à la protéger comme il s'en était fait la promesse. Et aujourd'hui n'en faisait pas exception, il refoulait ses larmes et sa peine tant qu'elle pouvait voir son visage. Mais lorsqu'ils se levèrent pour sortir et qu'elle, étant devant lui, ne pouvait plus le voir, il laissa les quelques larmes qui lui embrumaient la vue couler le long de ses joues mais qu'il s'empressa de sécher d'un revers de main lorsque le froid extérieur le saisit de plein fouet. Il s'en voulait déjà d'avoir craqué comme ça alors qu'elle était juste devant lui et qu'elle aurait pu l'entendre ou le voir en se retournant. Mais la pression était trop grande. Toute cette tristesse qu'il avait accumulé des mois durant parce qu'il ne pouvait pas la voir, qu'elle était si loin de lui, qu'il n'osait pas la contacter, qu'il était persuadé qu'elle l'avait oublié et qu'elle avait voulu partir à Londres en grande partie pour le quitter à tout jamais. Et maintenant qu'il était de nouveau à ses côtés, tout remontait à la surface. Il se trouvait con d'avoir pensé de telles choses, il se trouvait con d'avoir mit autant de temps pour trouver le courage de lui écrire enfin. Et la voir marcher devant lui avec cette grâce naturelle qu'on lui connaissait si bien lui semblait tout bonnement irréel. Il dut se pincer l'avant-bras pour se rendre compte qu'il ne rêvait pas. Et, enfin installés à l'extérieur, il se perdait dans ses iris bleus si profonds.

Il haussa les épaules. A vrai dire, ça lui importait peu d'avoir quitté Abigail, quoi que puisse en penser ou en dire Saphire. Il s'en fichait. De toute façon, il ne l'aimait même pas cette fille, alors à quoi bon s'acharner ? Autant arrêter le massacre là, la pauvre aurait encore plus souffert s'il avait attendu plus longtemps avant de la quitter .. Bref, on s'en fiche. « Jay .. ». Lorsqu'il entendit la petite blonde prononcer son prénom comme une plainte, il baissa les yeux sur elle, un sourcil arqué. Il pouvait lire dans son regard qu'elle était triste pour lui, qu'elle s'en voulait d'avoir abordé ce sujet, mais il n'était cependant pas sûr de la raison pour laquelle elle avait poussé cette plainte en l'appelant. Au plus il la regardait, au plus il avait envie de la serrer dans ses bras, mais il se retint de tout contact de peur de se faire jeter, ne sachant trop comment se positionner face à elle depuis tant d'absence, et cette conversation qui avait jeté un malaise, s'expliquant simplement ces envies irrépressibles d'embrassades à n'en plus finir par le fait qu'ils se revoient enfin depuis des mois et des mois l'un sans l'autre.

Il tira de nouveau une taffe. Généralement il fumait des joints plus par envie que par nécessité, ce qui faisait par ailleurs qu'on ne pouvait pas le considérer comme un toxicomane, pourtant, actuellement, il en avait plus besoin que d'habitude. Il en avait besoin pour évacuer tout ce stress et cette pression que provoquaient les retrouvailles qu'il était en train de vivre avec sa meilleure amie, sa moitié, son âme-sœur. Sans ça, son esprit était complètement embrumé, tout était confus, et il lui était impossible de voir où il en était. Il n'eut pas le temps de quoi que ce soit, étant à deux de tension à cause des extraits de tétrahydrocannabinol qui s'infiltraient dans ses poumons puis dans son sang qu'il ne se rendit compte que Saph' lui avait prit le pétard des mains qu'une fois qu'elle s'était étouffée. Elle se mit à tousser et tousser et avait la tête de quelqu'un qui allait tourner de l'œil. Jay récupéra le cône et la surveilla attentivement d'un œil mi-amusé, mi-inquiet le temps qu'elle reprenne tranquillement sa respiration. Le temps qu'il tire une latte et elle allait mieux. La preuve : elle lui parlait et avait eu la force de s'installer confortablement contre lui et même d'entrelacer ses doigts dans ceux du brun. « Désolée .. Je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête .. ». Il éteignit rapidement le joint à moitié fini et le jeta plus loin avant de passer sa main de nouveau libre dans les cheveux de sa meilleure amie qui l'observait attentivement. « Idiote. C'était pas une cigarette .. ». Un sourire apparut lentement sur son visage alors qu'il s'approchait pour déposer un baiser sur son front, comme à chaque fois qu'elle était ou avait été en danger, peu importe l'ampleur de celui-ci, c'était comme ça. Un peu comme pour lui montrer qu'il était là et qu'il la protégeait, de tout et de tout le monde. après tout, chaque princesse a son prince charmant prêt à braver tous les dangers pour la servir et la protéger, n'est-ce pas ?

Un grand silence s'installa, ils ne faisaient que se regarder dans le blanc des yeux, aucun ne bougeant, trouvant tout deux leur position trop confortable pour oser faire un quelconque mouvement. Puis, tout à coup, il y repensa : il avait une surprise pour elle. « Ferme les yeux. ». Il alla chercher dans sa valise de vêtements un paquet plutôt volumineux soigneusement emballé qu'il lui mit doucement dans les mains, un sourire béat aux lèvres. Il était vraiment fier de sa trouvaille. «Tu peux les rouvrir ». Un peu avant de partir pour Londres, quelques jours après lui avoir envoyé la lettre annonçant son arrivée, il était allé faire un tour en ville et avait attéri dans cette boutique d'antiquaire qu'il connaissait bien puisque Saphire aimait bien l'y traîner. Et il y avait trouvé ce magnifique polaroid en parfait état de marche, avec des pellicules neuves. L'appareil lui avait certes coûté cher, ou disons du moins qu'il n'avait pas été donné, mais il savait qu'il lui ferait plaisir avec cette merveille, elle qui était passionnée de photographie. C'était un peu comme si vous offriez une vieille camaro ss de 1969 à un passionné de voitures. C'est l'objet mythique. Alors vous imaginez un peu combien il était sûr que cela lui plairait ? Et puis, même si elle ne souhaitait pas s'en servir de peur de l'abimer par exemple, il savait qu'elle lui trouverait une utilité, pourquoi pas décorative.
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MessageSujet: Re: But darlin' you are the only exception × Saphire E. McAllister Mer 30 Nov - 22:49


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je l'ai aimé jusqu'à atteindre la folie. ce que certains appellent la folie, mais ce qui pour moi, est la seule façon d'aimer.
Jaden était mon meilleur ami. Enfin un peu plus que ça même. Du moins à la base, c'est mon meilleur ami, depuis toujours disons. Même si ça n'avait pas vraiment bien commencé entre nous, cela importait peu maintenant. Je le connaissais par cœur, je savais tout de lui et c'était réciproque. Je me demandais vraiment ce que j'aurais pu faire sans lui. J'étais soulagée d'une part qu'il soit venu et de pouvoir avoir un pilier stable sur lequel me reposer. Oui, je crois que c'était exactement ça. Il prenait beaucoup de place dans ma vie et dans chaque situation il avait toujours été là pour me sortir du trou, toujours à veiller sur moi comme une mère qui surveillerais son gosse de trois ans de peur qu'il ne fasse une bêtise. Certes il n'était pas toujours raisonnable dans ses choix de sa vie à lui mais avec il avait toujours su trouver les mots justes et les bons gestes. Alors que moi...Moi je ne faisais pas grand chose pour lui, à part lui attirer des ennuis. C'était la simple et triste vérité. Je n'y avait jamais vraiment pensé ou réfléchi avant mais je m'en rendais compte maintenant. Plusieurs fois il avait sacrifié des nuits de sommeil parce que je faisais des cauchemars, plusieurs fois il avait inventé des excuses auprès de ses petites amies juste parce que j'avais besoin de lui parler, et aujourd'hui encore il laissait tomber sa famille à Coleraine juste pour venir près de moi. J'étais vraiment égoïste, je ne m'étais jamais mis à sa place. Je ne m'étais jamais dit que peut-être il regrettait certaines choses. Mais maintenant c'était un peu tard pour changer quoi que ce soit, n'est-ce pas ? Pour l'instant il fallait juste sortir de la salle d'attente et de l'aéroport. Juste histoire de prendre l'air du dehors, ce qui me ferait surement le plus grand bien. J'eus du mal à savoir où était la sortie mais me référant au panneaux, je m'en sortis plutôt bien dans l'ensemble contente de ne plus avoir à rester dans ce lieu noir de monde. Je n'avais pas l'habitude de venir ici -qu'est-ce que j'aurais bien pu y faire ?- c'est sûrement pour cela que j'avais un peu l'impression d'être sur une autre planète, en terre complètement inconnue. A l'extérieur, il faisait bien plus froid. Et je sentis cela à peine je traversais la porte. « Brr... il fait pas très chaud ici... » Je me retournais et avec une moue tout à fait innocente et un regard interrogateur j'ajoutais : « Tu ne voudrais pas me réchauffer, dis moi ? » J'inclinais un peu la tête sur le côté et le gratifiais d'un petit sourire. Ma phrase était sans-arrières pensées, c'était juste une petite note d'humour pour détendre l'atmosphère. Je ne pus m'empêcher de me mordre la lèvre inférieure et rit avant de me poser dans un coin. Je l'admirais un moment. Un long moment même. Juste avant de voir un petit sourire éclairer son visage et de regarder dans tous les sens, cherchant sûrement si personne ne nous espionnait.

C'était idiot. J'avais la gorge en feu et je n'arrivais même plus à parler, ni à respirer d'ailleurs. Non, il ne fallait absolument pas que je meure maintenant ! Certes j'avais Jaden à côté de moi mais le moment n'était pas opportun pour disparaître soudainement, j'avais encore besoin de rester près de lui, j'avais encore besoin de pouvoir le sentir contre moi, j'avais besoin de pouvoir humer son odeur, je crois, et c'était une évidence, que j'avais besoin de lui tout court. C'était la dose du junkie complètement accroc, c'était les outils du mécanicien/bricoleur, c'était juste ma bouffée d'oxygène à moi, pauvre petit humaine qui refusait de se faire embarquer là maintenant, tout de suite. Je crois que j'allais m'effondrer, je toussais, toussais, toussais encore...J'avais besoin de cracher mes poumons me semble-t-il. Heureusement, et à mon plus grand soulagement, cela s'arrêtait vite et je repris un peu de couleur naturelle. Je crois que je devais bien être plus naïve que je ne le pensais. Commettre un acte par impulsion, sans y réfléchir auparavant, cela ne m'arrivait que quand j'étais avec Jaden. Il devait avoir l'habitude, peut-être que j'avais fait ça pour ressembler au genre de filles qu'il aimait. Celles qui savaient ce qu'elles voulaient, celles qui étaient aguicheuses et séduisantes, celles qui sautaient sur tout ce qui bougeait . Tout le parfait contraire de ma propre personne, quoi. J'ignorais si un jour, l'idée que je ne sois plus seulement que sa meilleure amie mais beaucoup plus lui était passée par la tête. Je savais parfaitement qu'il tenait à moi comme je tenais à lui mais je crois que j'espérais être encore plus à ses yeux. Sa moitié. Son âme sœur. La femme de sa vie. Sa future épouse avec qui il passerait toute sa vie. Tant pis, sinon. On avait pas toujours tout ce qu'on voudrait dans la vie, sinon ce serait pas drôle.

Quand je sentis ses lèvres sur mon front je sus que je n'étais pas morte. Et je sus également que ce n'était pas une simple cigarette. Ça m'apprendra. Cela dit, sur le coup, le fait que ce ne soit pas une cigarette ne m'avait pas choqué. Je ne m'y connaissais pas dans ce domaine et je savais que Jaden lui, était disons...plutôt sensible à ce sujet. Et puis oubliant toutes mes pensées présentes, je me rendis compte qu'il me fixait. Dans les yeux. Et je faisais de même. Je pense sérieusement que j'en était parvenue à être dans un état second, c'était exactement ça. Ses pupilles rencontrant les miennes et c'était le choc intersidéral dans mon cerveau. Il devait avoir des talents de magiciens ; j'étais toujours hypnotisée quand il me lançait ce regard là auquel, je l'avoue, je n'était pas insensible. Et entre nous, je pense que beaucoup de personnes auraient pu lui donner le Bon Dieu sans confession dans ces moments-là. Un gros blanc s'installa. Un blanc entre guillemets vu qu'on communiquait « par les yeux » disons. C'est simple, sans complication et rien qu'avec ça on arrivait à se comprendre...c'est pour vous dire...

« Ferme les yeux. » Je lui lançais un regard à la fois surpris et interrogateur mais obéis sans sourciller. Je ne devinais rien, il fallait s'attendre à tout avec Jay. Une mauvaise surprise peut-être, mais j'espérais que non, ça casserait et enlèverait toute la « magie » de ces retrouvailles qui jusque là c'était plutôt bien passées. J'entendis des bruits de fermetures éclairs. Hum...Quelque chose dans sa valise. « Tu peux les rouvrir. » J'ouvris les yeux ronds comme des soucoupes et j'eus beaucoup de peine à faire passer un simple murmure entre mes lèvres. « Merci. » Si le jeune homme aurait juste été un passant lambda et un peu vicieux sur les bords, il aurait pu me prendre en photo, histoire de garder en souvenir la tête de poisson surpris que j'avais sur le coup. Je serrais le paquet assez consistant qu'il me tendait entre les doigts et l'ouvrit avec beaucoup de délicatesse. Après avoir enlevé l'emballage soigneusement, ma surprise grandit encore. Je déglutis difficilement, posais l'objet à côté de moi et me jetais dans les bras de Jay. « Merciiiiiiiiiii ! » Je le resserrais encore plus contre moi, quitte à l'étouffer. Un polaroid. Un polaroid sûrement en état de marche. J'en avais toujours rêvé. J'avais déjà pu en toucher des mes propres doigts mais maintenant, c'était à moi. C'était LE mien, et c'était un cadeau offert part Jaden. Je n'aurais pas sû décrire le flots d'émotions qui parcoururent mon corps d'un seul coup. Partagée entre l'émotion, la reconnaissance, la gaieté... J'étais un peu sur le point de pleurer mais ce fut la joie qui l'emporta. Et je me mis à sautiller un peu partout oubliant complètement que nous n'étions pas seuls et que c'était plutôt un lieu fréquenté. Mais mon état de bonheur extrême fut de courte durée. Je me ressaisis bien vite en remarquant que j'étais venue les mais vides, sans rien à offrir à mon meilleur ami alors que lui il m'avait donné quelque chose d'innommable à mes yeux. Je ne pouvais pas me défiler et me servir du mythique « Cela s'est fait si vite que je n'ai pas eu le temps de... » comme excuse, il penserait tout de suite que je l'avais complètement oublié et que le revoir me laissait indifférente alors que c'était tout à fait faux. Je me postais devant lui et fixais mes pieds. « C'est magnifique, Jay-Jay, tu sais pas à quel point ça me fait plaisir mais je suis venue sans rien, alors que toi tu m'as fait un super cadeau...J'm'en veux, j'm'en veux, j'm'en veux... » Je me tapais la tête contre la main et m'excusais encore. Il avait pensé à m'offrir quelque chose alors que cela ne m'avait même pas effleuré l'esprit. « Qu'est-ce que tu voudrais en échange ? Je t'offre ce que tu veux, t'es obligé de répondre quelque chose ! J'm'en veux vraiment...Je suis impardonnable... »


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MessageSujet: Re: But darlin' you are the only exception × Saphire E. McAllister Dim 4 Déc - 15:51


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flashback


COLERAINE, IRELANDE. « Si je les retrouve, je te jure qu'il faudra faire une identification dentaire à la morgue pour voir qui ils étaient ces enfoirés ! ». Jaden faisait les cents pas dans la chambre, tant dis que Saphire, elle, était roulée en boule au fond du lit, en pleurs. Et la haine qu'il ressentait et exprimait ne rassurait en aucun cas la jeune femme. Il avait des envies de meurtre, ça c'était sûr. Et pour cause, Saphire avait précédemment disparu puis avait été retrouvée dans une ruelle, elle s'était faite violer. Jaden s'en voulait énormément de n'avoir pas été avec elle le soir où elle était sortie. Mais maintenant, il voulais les retrouver ces ordures, et leur faire payer, qu'ils n'aient plus de quoi faire ce genre d'atrocités, et même plus de quoi bouger. Il ne voyait pas les risques qu'ils pourrait courir, dans le pire des cas il se faisait tuer, dans le meilleur des cas il les tuait et finissait sa vie en prison .. « Jaden .. ». Des sanglots se firent entendre. Elle le regardait de ses petits yeux bleus trempés de larmes. Il fallait qu'il comprenne que si elle lui avait demandé de venir dormir à la maison, avec elle -chose qu'il aurait fait dans tous les cas aux vues des circonstances-, ce n'était pas pour qu'il rumine dans son coin et trouve des plans pour les attraper, puisque de toute façon elle ne se souvenait même pas de la tête qu'ils avaient, mais plutôt pour la réconforter, parce qu'elle ne voulait pas dormir seule. Il s'approcha d'elle et l'attira contre lui avant de sécher ses larmes. « Maintenant je ne te quitte plus, il ne t'arrivera plus rien, fais-moi confiance. ».




Malheureusement il n'avait pas totalement tenu sa promesse, sinon il serait venu avec elle à Londres directement, il ne l'aurait pas laissée seule sur le quai de gare, il n'aurait pas attendu six mois avant de la rejoindre. Et il s'était rendu compte en regardant dans les yeux bleus profonds de sa meilleure amie que rester à Coleraine avait été une grosse erreur, certainement la plus grosse de sa vie. A choisir il aurait amplement préféré partir avec elle dès le début, tout plaquer pour commencer une nouvelle vie, tout plaquer pour elle. Il s'en était longtemps cru capable, de tout plaquer pour elle. Mais arrivé sur le fait accompli, il n'avait pas pu. Il avait été lâche de l'abandonner ainsi, au moment où elle avait le plus besoin de lui. Qu'est-ce qu'il lui avait prit d'agir de la sorte ? Elle n'avait rien fait pour mériter ça. Elle venait d'apprendre que celui qu'elle croyait être son père ne l'était pas et qu'elle avait un demi-frère qui vivait à Londres. Tout ce qu'elle voulait, c'était retrouver son vrai père, et ça, Jaden aurait du le comprendre, lui qui avait été abandonné. Mais non, comme si elle n'avait pas eu assez de peines comme ça, il en rajoutait encore une couche en la laissant seule. Il avait agit comme un parfait salaud, et s'en rendait compte maintenant. Tout ce qu'il voulait, c'était réparer ses erreurs, mais c'était trop tard maintenant, bien qu'il ait plusieurs facultés sur le temps, il ne pouvait malheureusement pas le remonter. Sa gorge se bloqua quand toute cette culpabilité remonta jusqu'à son cerveau, il avait une chance inouïe d'avoir une telle meilleure amie, et il l'avait gâchée. Seulement, cette fille était tellement parfaite qu'elle lui offrait des chances en illimité. Un grand sourire apparut à la commissure de ses lèvres tant dis qu'il l'étreignait pour la énième fois.

Voir que le simple fait d'avoir offert ce polaroid à Saphire la rendait hystérique fit rire Jaden. Cela faisait bien longtemps qu'il ne l'avait pas vu heureuse ainsi et ça lui réchauffait vraiment le cœur. Elle était heureuse, alors lui aussi, ça marchait toujours comme ça. Il avait tapé en plein dans le mille et était satisfait de voir qu'il la connaissait vraiment parfaitement. Dix ans d'amitié, ça aide assez il faut dire. Puis, quelle sorte de meilleur ami aurait-il été s'il lui avait offert quelque chose qui ne lui plaisait même pas ? Tous deux n'étaient pas liés par une simple amitié banale comme on en voit à chaque coin de rue. Ils ne faisaient pas partie de ces meilleurs amis qui se déchiraient et ne s'adressaient plus la parole à la moindre dispute. Non, c'était bien plus que ça, bien plus fort. Ils étaient comme attachés l'un à l'autre par des chaînes indestructibles directement par le fond de leur cœur, par le milieu de leur âme, par leur cerveau, leur tripes, comme des vrais jumeaux, ou des siamois. Comme des âmes-sœurs. Et si vous lui aviez demandé, il aurait pu vous dire à l'avance qu'elle allait s'excuser de ne rien lui avoir offert à lui. «C'est magnifique, Jay-Jay, tu sais pas à quel point ça me fait plaisir mais je suis venue sans rien, alors que toi tu m'as fait un super cadeau...J'm'en veux, j'm'en veux, j'm'en veux... Qu'est-ce que tu voudrais en échange ? Je t'offre ce que tu veux, t'es obligé de répondre quelque chose ! J'm'en veux vraiment...Je suis impardonnable... ». Tout juste ! Et pourtant, si elle avait un minimum réfléchi avant de parler, elle aurait su qu'il ne lui offrait pas ça dans l'attente d'avoir quelque chose en retour, mais juste, et surtout, parce que ça lui faisait plaisir de lui faire plaisir. Toujours un sourire aux lèvres, il s'approchait d'elle. Un premier pas, il la regardait dans les yeux. Un deuxième pas, son sourire s'agrandit. Un troisième pas, il posa ses mains sur les hanches de la blonde. Un quatrième pas, son cerveau lui disait qu'il était trop près d'elle, à une distance trop dangereuse, alors que son cœur lui disait de se rapprocher encore. « Le fait que tu sois là, bien présente avec moi, est le plus beau cadeau que tu aurais pu me faire Saphire. ». Il déposa un baiser sur sa joue et la prit dans ses bras. Qui l'eut cru ? Jaden le dragueur arrogant avait un cœur tendre, certes bien caché, mais bien présent ! Il faut croire qu'il faut faire partie des VIP pour y avoir droit ..


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MessageSujet: Re: But darlin' you are the only exception × Saphire E. McAllister Mer 21 Déc - 22:39


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je l'ai aimé jusqu'à atteindre la folie. ce que certains appellent la folie, mais ce qui pour moi, est la seule façon d'aimer.
J'ai eu de la chance de croiser la route de Jaden. Il m'étais apparu comme un ange tombant du ciel. Ou même une pomme, se heurtant sur la tête de quelqu'un. Il était gentil, beau et toujours souriant en ma compagnie. Être avec lui était particulièrement agréable. Il ne m'a pas accompagné à Londres au départ, mais maintenant qu'il était là je ne pouvais plus lui en vouloir, préférant passer le temps qu'il fallait rattraper à rester auprès de lui plutôt de lui en vouloir, ce qui nous détruirait complètement. Je n'avais pas avancé. Les choses restaient calmes, à croire que j'étais peut-être venue pour rien. Je n'avais pas eu le courage d'aller parler à Elliot mais maintenant que Jay était là, quelque chose renaissait et j'avais la vague impression qu'il me poussait des ailes. Les papillons dans le ventre, j'avais oublié comment ça faisait depuis que j'étais partie mais là, ça me reprenait. Une sensation indescriptible, quand on se trouvait avec la personne que l'on chérissait le plus. Notre moitié, celle pour qui on aurait pu réaliser des centaines de miracles. L'amitié c'est grand, c'est fort. C'est juste magique. La longue absence de Jaden auprès de moi n'avait qu'en réalité, augmenté encore plus mon amour fraternel pour mon meilleur ami. Il m'avait manqué et j'avais réalisé qu'il m'étais vraiment indispensable. Ça m'avait fait autant de mal que de bien. Ça avait été étrange. En me disant ça, je me figurais qu'en fait, que l'amour était fait de sensations étranges.

Il avait pensé à moi. Il m'avait apporté quelque chose que j'attendais et moi à la place, rien, nada. Je venais les mains vides. Je me notais dans un coin de ma tête de lui offrir un cadeau, un cadeau aussi beau que celui qu'il venait de ma faire. Honteuse, je remis une mèche de mes cheveux en place, derrière mon oreille et m'excusais encore. Ma vie serait vraiment morne sans le jeune homme. Vraiment, vraiment. Invivable même. Entretemps, il s'était approché de moi. Un sourire sur les lèvres, dardant son sourire à tomber à la renverse sur moi. Il posa ses mains sur mes hanches et je ne savais plus quoi faire. Il souriait. Moi pas du tout. Alerte rouge. Je ne me rendis pas compte qu'il était là, si proche. Il s'était glissé avec autant de bruit qu'une vipère ou qu'un serpent dans les hautes herbes vers moi. Je n'étais pas contre le fait qu'il me morde mais je ne l'aurais jamais avoué. Je le sentais tout près de moi. Je sentais sa présence. La petite pression de ses mains sur mes hanches pour me garder dans la réalité. Et puis ses yeux envoutants. Je m'arrachais de la noyade assurait que me procurait ses deux pupilles. Je ne pouvais pas vraiment l'ignorer longtemps. C'était même impossible. Il m'embrassa la joue et je répondis à ce geste par un sourire. En fait je m'habituais à cette nouvelle proximité. C'était bon d'avoir des bras puissants qui vous entouraient. Ma voix tremblait légèrement mais j'essayais de prendre un air assuré. « Et toi alors... Merci d'être venu. Merci d'exister. Merci d'être toi Jay, tu es parfait. Ne change jamais. » Je me mis sur la pointe des pieds, pris sa tête entre mes mains et déposais un bisou sur son front. Ces mots étaient sincères. Enfin non, il n'étais pas parfait. D'après moi, il était bien plus que ça. Il était mignon. Très mignon. Divinement beau. Je l'admettais, certes par la pensée mais je l'admettais quand même. Surtout que c'était la vérité vraie.

Je frissonnais. Quelle heure était-il ? Aucune idée. Quinze heures trente et des poussières ? Peu importe. Mais j'avais envie de l'embrasser. Cette pensée s'était imposée dans mon esprit et je crois qu'il fallait absolument que je résiste. C'était difficile. La guerre était déclarée, un l'intérieur de moi-même se tenait une lutte sans merci contre ma raison et les envies tandis qu'à l'extérieur mes joues rosissaient et je restais là, comme une idiote, à ne pas savoir quoi lui dire. Il commençait à faire frais. Je me sentis trembler au moment ou un petit coup de vent m'envoya des mèches de cheveux devant les yeux, que je pris le temps de remettre en place. Dans mon corps ça a fait boum. 1-0 pour mes envies. Et la suite allait sûrement virer à la catastrophe. Je caressais sa joue. Je perdais le contrôle de moi-même. Comment était-ce possible ? C'était inimaginable. Plantant mon regard dans le sien, et pris d'un élan de courage, je l'embrassais. D'abord un peu timidement mais je commençais à prendre un peu d'assurance, à mesure où le baiser commençait à se prolonger. Je ne voulais pas me défiler cette fois, je passais mes bras autour de son cou et me rapprochait un peu plus de lui. Ce baiser allait peut-être me réchauffer mais ce n'était pas pour ça que je l'avais embrassé. Il n'y avait pas de raison précise à cet acte idiot et irréfléchi. Juste de l'envie. Et un peu de désir aussi. Un peu beaucoup. Est-ce que je venais vraiment de le faire ? Non, j'veux dire, personne n'embrasse son meilleur ami. Enfin, faut croire que si. Je me rapprochais encore plus de lui. A ce moment-là, mon cœur rata un battement.
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MessageSujet: Re: But darlin' you are the only exception × Saphire E. McAllister Ven 23 Déc - 19:13


Saphire E. McAllister« Maybe I know, somewhere, deep in my soul, the love never lasts. »


Dès le début de leur relation, Saphire et Jay ont toujours dormi ensemble, partageant le même lit comme s'ils avaient toujours vécu ensemble, comme des frères et sœurs. Et qu'importe la tenue qu'ils arboraient, cela leur était égal. Ils auraient pu prendre leur bain ensemble, comme des bébés que ça n'aurait rien changé. Et plusieurs fois, ils avaient parlé de leurs rêves, de ce qu'ils voulaient être plus tard. Saphire avait toujours, depuis toute petite, entretenu le rêve d'être journaliste ou photographe, et Jay voulait être une rock star, c'était comme ça, bien que le rêve de Saphire ait plus de chances de se réaliser que celui de Jaden, mais soit. Mais jamais le petit garçon n'avait avoué à sa meilleure amie comment il les voyait eux deux, plus tard. Il ne lui avait jamais dit que pour lui, quand ils seraient assez grands pour ne plus vivre chez leurs parents, il se voyait toujours avec elle, habitant d'abord un appartement, puis ensuite ayant leur maison à eux, avec un chien qu'ils auraient appelé Sam (ou autre, peu importe). Et pourtant, pour lui ce rêve comptait plus à ses yeux que celui d'être rock star. Mais non, jamais il n'avait trouvé le courage de partager avec elle ce rêve, même si pour lui, ce n'était qu'un rêve innocent d'enfant. Un enfant qui vivrait avec sa meilleure amie, sans ambiguïté. Et pendant des années il avait cultivé ce rêve, toujours aussi innocemment, ne l'oubliant jamais. N'oubliant jamais qui ils étaient et qui ils voulaient être. Mais maintenant qu'ils étaient là, assez grands et indépendants pour vivre sans papa maman, il était triste de se rendre compte que son rêve n'était pas en train de se réaliser, qu'il avait prit son premier appartement, sans elle, et qu'ainsi il ne pouvait pas prendre Saphire par la taille et l'entraîner en disant «allez viens, on rentre à la maison» comme il l'avait imaginé tant de fois. Mais tout ça, c'était de sa seule et unique faute. S'il était parti directement avec elle sans attendre, s'il ne l'avait pas laissée seule, ils l'auraient eu leur appartement ensemble. Il n'aurait pas eu à vivre seul, à dormir seule, et finalement, à continuer d'être seul, comme en Irlande. Jaden cacha sa mélancolie passagère derrière un sourire quand elle l'embrassa sur le front.

Toujours ses mains posées sur ses magnifiques hanches, il la sentit frissonner. Elle devait avoir froid, l'air s'était étonnement rafraîchi alors qu'ils étaient au beau milieu de l'après-midi. Il s'apprêtait à enlever sa veste pour lui déposer sur ses épaules et ainsi la réchauffer -tant pis s'il se retrouvait en t-shirt-, mais le fait qu'elle remette ses cheveux en place l'envoûta et il ne put plus faire un geste, il n'y arrivait pas. Comme paralysé, en quelque sorte. Elle posa ses mains sur son visage et alors il ne répondit plus rien. C'était fini, nous avions perdu Jaden. Il rougit alors, ne s'attendant pas à ce contact et ferma les yeux, ne réussissant pas à la regarder en face. Quand il rouvrit ses yeux, elle était si près de lui qu'il pouvait sentir son souffle sur sa peau. Ce n'était pas la première fois que cette situation arrivait, mais étrangement, là, c'était différent. Il frissonna. Et, sans qu'il ne s'y attende franchement, elle l'embrassa. D'abord doucement, comme si elle ne savait pas trop comment s'y prendre, comme s'il s'agissait de son tout premier baiser. D'ailleurs, à bien y réfléchir, Jaden ne se souvenait pas que Saphire lui ait jamais parlé d'un quelconque garçon .. Puis ensuite avec plus d'assurance, plus de passion. Il préféra se laisser faire dans un premier temps, car au fond, tout son être était entré dans une guerre sans merci. Il s'était séparé en deux, chacun prêchant pour sa cause. Une partie lui disait «Tu n'peux pas faire ça Jay, depuis le temps que vous vous connaissez ! Saphire est ta meilleure amie, vous êtes comme frères et sœurs,, tu n'peux pas faire ça ! Ça revient à de l'inceste ! Interrompt ce baiser !» tant dis que l'autre partie lui disait «Allez, t'en meurs d'envie, et elle aussi putain, rends-lui son baiser ! Allez, fais-le ! Tu te rends pas compte que t'es fou amoureux d'elle ?». Et sans qu'il ait eu le temps de réfléchir plus longtemps, il agrippa un peu plus fort ses hanches, sous son haut cette fois, sans pour autant lui faire mal, et lui rendit son baiser avec plus de force, plus de passion et plus d'envie qu'à toutes les filles qu'il avait pu embrasser auparavant. Des papillons tourbillonnaient dans son ventre, il se sentait léger, comme si des ailes lui poussaient. Et tous ces sentiments d'euphorie qu'il ressentait l'effrayèrent car jamais il ne les avait ressentis avant. Et c'était sûrement pour cela qu'il rompit alors brutalement leur baiser, la lâchant complètement.

Il recula d'un pas et posa ses deux mains derrière sa tête, comme pour l'empêcher d'exploser ou de tomber. Perdu était bien le terme qui reflétait ses émotions actuelles. Que devait-il faire ? Retourner l'embrasser ? Lui dire que c'était une erreur ? La planter là ? Non, il ne pourrait certainement pas la planter là, pas elle. Un joint, vite, il avait besoin d'un joint pour remettre ses idées en place ! Ha oui mais non, là il ne pouvait pas, il en avait déjà fumé un devant elle, il valait mieux qu'il évite d'en fumer un autre, sinon elle risquerait de penser qu'il était un toxico, et ça, c'était vraiment la dernière des choses qu'il souhaitait. Ben tant pis pour lui, il ne pourrait pas se défiler cette fois, il faudrait qu'il regarde les choses en face au lieu de trouver un échappatoire .. Il fit alors le choix le plus con de toute sa vie : il la prit dans ses bras, de la même façon que d'habitude, la seule différence par rapport aux autres fois était que là, son cœur battait aussi vite que celui de sa meilleure amie. Il regardait par terre et se racla la gorge avant de lui dire en français « Tu m'as beaucoup manqué. ». Il ne savait pas très bien si elle avait compris ce qu'il voulait lui exprimer, son accent était si médiocre que ça ne devait certainement même pas ressembler à ça. Elle devait d'ailleurs certainement être étonnée de l'entendre parler cette langue qu'il n'avait jamais étudiée, jamais apprise. il lui prit alors une soudaine vague de chaleur; il fallait qu'il invente une excuse bidon rapidement ! Qu'est-ce qu'il lui avait prit de faire ça ? Acte téméraire, il avait voulu la charmer. Sauf qu'il s'était mit tout seul dans la merde, comme un grand. Il ne fallait pas qu'elle sache qu'une de ses conquêtes françaises lui avait apprit quelques mots .. Cela risquerait de briser complètement l'instant .. Bon et bien tant pis pour l'excuse, il ne dirait rien. De toute façon, elle n'allait certainement pas lui demander d'où il connaissait ça. Mais à bien y réfléchir, Jay était un parfait salaud -oui ben parfait, il faut dire les choses comme elles sont, il est physiquement parfait !- parce qu'au lieu de la réembrasser ou de lui dire que c'était une erreur, il avait fait le pire des choix : faire comme si rien ne s'était passé.
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MessageSujet: Re: But darlin' you are the only exception × Saphire E. McAllister Mer 28 Déc - 14:39


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je l'ai aimé jusqu'à atteindre la folie. ce que certains appellent la folie, mais ce qui pour moi, est la seule façon d'aimer.
Une fille, un garçon. Saphire. Jaden. Je le revois quand on était petit avec ses airs de gros durs alors qu'il était juste un peu plus grand que moi. Je ne me rappelle plus de la première impression que j'ai eu du brun mais je crois qu'il m'était plutôt sympathique, enfin...jusqu'à qu'ils disent à tout le monde et qu'il criait à qui voulait bien l'entendre que j'avais des poux et que je ne me lavais jamais. Juste des trucs de gamins, d'ailleurs, peut-être qu'il n'avait jamais dit ça. Ma mémoire me faisait défaut. Oui, parce que j'avais complètement oublié l'image de cancre de la classe, maintenant il y avait le Jaden que je connaissais, dans ma tête. Mon meilleur ami, le garçon serviable et doux, le garçon avec qui m'avait fait rire, le garçon avec qui j'avais partagé beaucoup de choses, tellement de choses que je ne retenais que cette personne là. Il y avait de bons moments, de très bons moments mais il y avait des périodes -assez fréquentes, je l'avoue- où on était jamais d'accord sur rien, où on se bagarrait tout le temps pour un oui et pour un non mais on se complétait tellement que je n'arrivais pas à vivre loin de lui. Quand Abi est intervenue ce fut une grande déchirure. Il fallait bien que ça arrive, après tout. On ne pouvait pas passer toute notre vie ensemble à vivre comme des adolescents insouciants. Ce fut rude de devoir partir, mais je l'avais fait et maintenant Jaden était là aussi.

Je me demandais secrètement pourquoi j'étais aussi nerveuse. Nos corps si proches, nos doigts entremêlés et ses lèvres brûlantes. Qu'est-ce que j'étais en train de faire là ? Je l'embrassais. Mon dieu. Même si j'essayais de me persuader que ce n'étais qu'un fantasme, c'était vraiment ses lèvres que je sentais. L'embrassant avec toute la passion que j'avais emmagasinée jusque là, je sentis mon cœur battre encore plus vite en sentant les mains de Jay sur mes hanches. Je crois que je m'étais enflammée trop vite car Jaden rompit le baiser me laissant complètement paumée. Qu'est-ce que j'avais encore fait, qu'est-ce qui m'avait pris, bon sang ? Je crois que ça nous avait secoué tout les deux. Lui, on aurait dit qu'un vague coup de vent l'avait ébouriffée, sans plus. Alors que moi, je venais de faire mille grand huit en deux secondes. J'avais la trouille au ventre et les nerfs en une pelote inextricable. Il était beau et craquant même étonné et l'air vaguement secoué tandis que moi je ne savais plus du tout ou me mettre. Il se recula tandis que je baissais la tête, en me cachant le visage entre les mains. Je remis mes cheveux en place vainement car un coup de vent vint balayer mes mèches rebelles. Il me pris dans ces bras et mon cœur émis un pincement un instant mais je resserrais tout de même son étreinte. Il me dit des mots d'une langue inconnue et je me demandais ce que cela signifiait et surtout ou il avait apprise cette langue. « J'ignore ce que ça veut dire mais je note que ton accent est superbe. » C'était ironique, bien sur, et j'ajoutais cette petite touche d'humour, essayant de détendre un peu l'atmosphère. Mais c'était dur. Je restais ensuite silencieuse, me sentant hyper mal-à-l'aise. Jay faisait comme si il ne s'était rien passé, il était complètement indifférent et je prenais ça comme une très mauvaise chose. Parce que son avis m'importait, il comptait même beaucoup.

Et il faisait si froid ! Pas le genre de fraîcheur à vous glacer jusqu'aux os mais un peu, quand même. Je sentais déjà les dernières marques de mon écart, le rouge controversé de mes joues, s'évader pour laisser la place au blanc, pâle. Je n'étais pas spécialement frileuse. J'essayais de m'en convaincre; en vain. Je me détachais du jeune homme, un peu à contrecœur et lui offrit un sourire, un peu l'air de dire « désolée, ce sera bien que tu oublies ce qui vient de se passer ». A l'intérieur de moi-même, tout se détruisait comme un vulgaire château de carte. Je me sentais trembler tellement j'étais affaiblie par les évènements et le froid. J'avais l'impression que mon corps en faisait qu'à sa tête, à lui, alors que ma tête, à moi, lui disait de se calmer de suite. Oh, j'aurais pu mentir mille fois en disant qu'il n'était pas mon type de garçon; j'aurais aussi pu dire qu'il me laissait complètement froide. C'était moche d'en venir à se mentir soi-même. Un silence pesant s'installa pendant que des des pensées dans ma cervelle se croisaient et s'entrechoquaient. Ni lui ni moi nous ne savions quoi dire. Je ne savais plus quoi faire. « Jaden, on devrait peut-être aller chez toi, histoire que je t'aide à t'installer. Il se fait tard, il vaut mieux que tout soit fait pour que tu puisse dormir dans ton chez toi. » Je caressa la boîte du Polaroid dans ma main en plongeant mes yeux dans ceux de mon meilleur ami. J'essayais de prendre une mine sérieuse -qui ressemblais plus à une grimace qu'autre chose- mais un petit sourire vint fleurir sur mon visage, à la place. Je ne lui laissais pas tellement le choix. Je ne voulais pas m'éterniser à l'aéroport. Je pivotais sur moi-même et commença à marcher.
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MessageSujet: Re: But darlin' you are the only exception × Saphire E. McAllister Mer 28 Déc - 17:32


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Ils étaient là, plantés l'un devant l'autre, comme deux idiots, aucun ne sachant quoi faire suite à cette situation des plus déstabilisante et pourtant, ils n'avaient pas énormément de solutions qui s'offraient à eux. Ils venaient de s'embrasser, et le pire, c'est que Jaden ne savait même pas ce qui lui était passé par la tête pour qu'il se mette à rendre son baiser à sa meilleure amie. Enfin quoi, elle est sa meilleure amie, celle avec qui il avait tout traversé depuis petit et avec qui il continuerait de tout traverser, celle qui l'écoutait vraiment parler, la seule qui était réellement là pour lui, et surtout, la seule qui le connaissait vraiment comme il était. Tout le monde le prenait pour un gros dur sans cœur qui ne pensait qu'à se faire des filles sans aucun sentiment, alors qu'il ne l'était pas en réalité. Elle était la seule savoir qu'au fond de lui, il avait une âme sensible, un grand cœur en or. Mais peut-être qu'il le cachait sous ses airs de gros dur pour éviter qu'on ne le blesse, car après tout, tout ça n'était qu'une façade, un mur infranchissable qu'il s'était construit depuis qu'il avait eu l'âge de comprendre les choses autour de lui. Et miraculeusement, Saphire avait été la seule à pouvoir briser ce mur de glace. Il n'était lui-même qu'avec elle, et elle ne le savait que trop bien. Sauf que, comme un idiot, il avait été tout gâcher avec ce foutu baiser. Et là, ils se retrouvaient comme deux gamins de dix ans qui se faisaient un petit bisou de rien du tout mais étaient plus gênés qu'autre chose. En tout cas, c'était ce qu'il ressentait, lui. Il s'autorisa alors un regard vers la blonde et remarqua qu'elle était dans le même état que lui. C'était rassurant en un sens.

Il s'avança et la prit dans ses bras, oubliant tout ce qu'il s'était passé, car même s'il n'y arriverait pas pour très longtemps, il songea au plus profond de lui que c'était la meilleure chose à faire. Grave erreur. De toute façon, cela finirait par lui retomber dessus comme une pomme tombe d'un arbre. Inattendu et douloureux. Et puis, qu'est-ce qu'il lui avait prit de lui parler français ? Quel idiot, il était vraiment en train de dérailler. Sûrement cette poussée d'adrénaline suite à la sensation des lèvres de son amie contre les siennes qui lui faisait faire n'importe quoi. « J'ignore ce que ça veut dire mais je note que ton accent est superbe. ». Ben oui, bien sûr qu'elle ne savait pas ce que cela voulait dire, il fallait plutôt s'y attendre. Il se sentit bête, mais vraiment bête maintenant. Et s'il avait pu se terrer au fond d'un trou, il l'aurait fait. Sauf que non, elle était là, elle était venue pour lui, juste pour lui, alors il devait rester là, il ne pouvait pas se permettre de partir. Parce qu'il avait l'air d'avoir oublié que s'ils étaient ensemble en ce moment-même, ce n'était pas une question de pur hasard, mais parce qu'elle avait reçu sa lettre, et qu'elle avait décidé de venir à sa rencontre. Et ça, ça signifiait beaucoup. Sauf qu'il était en train de tout foutre en l'air parce qu'il perdait les pédales. Il sourit vaguement, n'arrivant même pas à rire, ne serait-ce que brièvement. Enfin, elle avait toujours le moral pour se foutre de lui, c'était déjà ça. En même temps, cette remarque n'était pas trop dure à envoyer, il avait un accent minable. Tant pis, il fallait laisser tomber le français, ça ne marchait pas.

Elle se recula alors, terminant cette étreinte et le regarda. Il en fit de même n'arrivant simplement pas à faire autre chose que de la regarder, sans réussir à accomplir quelconque action. Il lui offrit un sourire timide et gêné, un sourire comme il n'en avait jamais fait à personne. Il se devait de reprendre ses esprit, ce n'était plus le Jaden que l'on connaissait si bien qui était là, puisque la coquille qu'il s'était formé avait été désintégrée par ce baiser. Il avait perdu tous ses moyens de protection et était perdu. Tellement perdu que rien n'aurait pu ramener son côté dur à cuire. Il observa les joues de la jeune blonde face à lui et la vit passer du rose vif à un blanc très pâle. Il commença à s'inquiéter, craignant qu'elle ne fasse un malaise, ce qui, en un sens, ne l'aurait pas étonné, fragile comme elle était, mais il n'en avait pas très envie. Puis il comprit en la voyant frissonner, elle avait toujours aussi froid. La pauvre, ni le baiser ni le câlin ne l'avaient réchauffé. Cette fois, il enleva son blouson en cuir pour de bon et lui déposa sur ses épaules, libre à elle de l'enfiler où non. Un courant d'air passa et les poils de ses avant-bras se redressèrent, il était en t-shirt maintenant, mais n'avait pas froid pour autant. Il la fixait dans les yeux, bêtement, ne sachant pas quoi dire. « Jaden, on devrait peut-être aller chez toi, histoire que je t'aide à t'installer. Il se fait tard, il vaut mieux que tout soit fait pour que tu puisses dormir dans ton chez toi. ». Chez lui ? Comment ça chez lui ? Elle voulait dire, dans son appartement ? Même lui ne l'avait pas vu autrement qu'en photos et elle voulait y aller, là tout de suite ? Soit, de toute façon, il n'avait pas l'air d'avoir le choix, puisqu'elle lui avait déjà tourné le dos et avait commencé à marcher. « Euh oui, d'accord, ok .. ». Il lui répondit un peu tard puisque de toute façon elle était déjà trop loin pour l'entendre. Il s'alluma rapidement une cigarette avant de récupérer ses valises et de ses hâter pour la rejoindre.


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